Ce vendredi matin, dans le cadre de la troisième Conférence des principales puissances économiques (MEM : Major economies meeting ) sur le changement climatique au Centre de conférences Internationales Kléber de Paris, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours sur le thème du changement climatique.
Nicolas Sarkozy s’est adressé aux représentants des chefs d'Etat et de gouvernement des 16 principales économies du monde réunis à Paris à l'invitation de la France pour contribuer aux travaux de la convention des Nations Unies sur la lutte contre le réchauffement de la planète. Il a également évoqué la crise alimentaire mondiale actuelle.
Ces 16 pays représentent à eux seuls 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), responsables en grande partie du changement climatique. Le Chef de l’Etat leurs a demandé de dialoguer, de se comprendre mutuellement et de s’engager.
Nicolas Sarkozy a également rappelé l'engagement « déterminé » de la France en faveur d'une croissance plus sobre en carbone, conformément aux conclusions du Grenelle de l'Environnement.
Il a par ailleurs exprimé la solidarité de la France avec les pays les plus pauvres menacés par le changement climatique. Nicolas Sarkozy a assuré que la France allait doubler son aide alimentaire aux pays menacés, une aide alimentaire qui devrait atteindre les 60 millions d’euros.
Il répond ainsi à la Banque mondiale qui avait appelé récemment ses partenaires au sein de la communauté internationale à combler le déficit de financement de 500 millions de dollars auquel doit faire face le Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour pouvoir répondre aux besoins d’urgence. La sécurité de 37 pays est directement remise en cause avec la crise alimentaire actuelle qui trouve ses racines, notamment, dans les cours de pétrole élevés, la culture des agrocarburants, et les bouleversements climatiques.
Enfin, le Chef de l’Etat a insisté sur son attachement au processus en cours aux Nations Unies, un processus qui doit aboutir avant fin 2009 à l'adoption d'un traité international « ambitieux et juste » sur le climat qui doit aboutir à de nouveaux objectifs chiffrés de réduction des GES pour l’après-Kyoto de 2012. Rappelons en effet que cette conférence des 16 principaux pays responsables du changement climatique est organisée par les Etats-Unis qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto.
Il y a quelques jours, Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques, avait déclaré qu’il pensait que certaines nations « étaient un peu inquiètes du fait que ces discussions organisées par les Etats-Unis puissent préjuger du résultat. »