Tarmac France a annoncé les résultats du Bilan Carbone mené sur le site de production de blocs béton de Baudry, le poste transport de matières premières apparaît comme le plus émetteur de CO2.
En effet, selon le Bilan Carbone qui a été réalisé, ce sont les transports de manière générale et la production de matières premières qui ont le plus d’impact en terme d’émissions de C02. Se disant impliqué depuis plusieurs années dans la lutte contre le réchauffement climatique et la réduction des impacts sur l’environnement, Tarmac France renforce ainsi « sa démarche avec cette initiative volontariste. »
Sensible à son impact sur l’environnement, Tarmac a formalisé sa stratégie depuis 2004 avec la mise en place d’un Plan Environnement Entreprise appliqué à l’ensemble du groupe. Pour aller plus loin et évaluer précisément son impact carbone et sa vulnérabilité économique vis-à-vis de l’augmentation du prix des énergies fossiles ou de l’instauration d’une Taxe CO2, Tarmac a réalisé un bilan carbone sur le site de fabrication de Lagny sur Marne (77) afin d’obtenir un diagnostique type.
Cette première estimation a pour objectif de définir des orientations efficaces et rapides à mettre en place pour réduire significativement les émissions de CO2.
L’engagement du groupe à piloter et à anticiper son impact sur l’environnement « est avant tout une initiative volontariste et inédite sur le marché des granulats et du béton. Le groupe qui, au même titre que les industriels du Béton et au contraire des cimentiers, n’est pas soumis au protocole de Kyoto et aux quotas d’émissions de CO2, anticipe l’avenir. »
Contrairement aux idées reçues ce n’est pas la fabrication des blocs béton – dont la performance pour l’environnement « est très bonne », selon le fabricant - qui est le plus émetteur de Gaz à Effet de Serre pour un site de production, mais le transport des matières premières.
Le ciment, liant indispensable à la fabrication des produits béton, est également une source principale des émissions de CO2. Le bloc béton est composé de 7% de ciment, de 87% de gravier et sable, et 6% d’eau. L’utilisation de ciment moins consommateur d’énergie comme les CEM III est encouragée.
L’acheminement de matières premières par camion, essentiellement les granulats, représentent pour ce site un impact carbone non négligeable avec 67 tonnes équivalent pétrole par an. Cela s’explique par le fait que les quantités de granulats transportées sont importantes (53 049 tonnes par an) et que la distance de transport est élevée pour ce site (100 km). Pour ce le ciment, les émissions sont plus faibles car les quantités transportées sont dix fois plus faibles et sont acheminées par train.
Enfin, le déplacement des collaborateurs entre leur lieu de travail et leur domicile contribue aux émissions de C02 à hauteur de 7 TEP. C’est la situation géographique de l’usine assez distante des villes les plus proches qui explique ce phénomène.
Des recommandations avec des mesures concrètes ont été proposées suite à ce premier diagnostic pour réduire significativement les émissions du site : Maîtriser et réduire la consommation d’énergie du site (par exemple en agissant sur la consommation électrique dans les bâtiments administratifs) ; réduire l’impact des transports : veiller au bon fonctionnement des chariots élévateurs, limiter les transports de produits finis en s’adressant à des fournisseurs moins éloignés, utiliser des biocarburants ou le GPL, transférer le plus possible les transports routiers vers les voies ferroviaires et fluviales, organiser le déplacement des salariés en favorisant le covoiturage ou l’utilisation de voitures électriques, etc. ; Utiliser un ciment labellisé Cimcool, le label vert d’ Holcim : Ce ciment labellisé Cimcool intègre une démarche de réduction des émissions de CO2 comme par exemple, la substitution d'une partie du clinker contenu dans le ciment par des co-produits issus d’autres industries.
TARMAC a déjà mis en place un certain nombre d’actions concrètes, parmi lesquelles : la sensibilisation du personnel aux économies d’énergie dans les bâtiments (éviter les chauffages d’appoint par exemple), l’optimisation du système d’éclairage, la mise en place d’un suivi régulier pour le bon entretien des chariots élévateurs, le remplacement du type de ciment CEM I par le CEM III (ce qui permet de réduire de plus de 20% les émissions totales du site), la réduction des déchets à la source et la valorisation du recyclage autant que possible, etc.
TARMAC entend aussi poursuivre sa démarche environnementale. Ainsi, le groupe vient d’être certifié ISO 14001 et entend également poursuivre ce diagnostic carbone à l’ensemble du groupe.