Les coûts économiques des dégâts causés par le changement climatique peuvent être maîtrisés en implémentant des politiques bien conçues qui seront adoptées par un grand nombre de pays d’après ce qu’a indiqué le Fonds Monétaire International (FMI).
Dans une nouvelle analyse, le FMI a indiqué que ces coûts liés au changement climatique pourraient être réduits par le biais de politiques de long terme et flexibles qui pourraient permettre d’éviter des changements climatiques plus avancés. Ces politiques comprennent un système de fixation d’un prix pour le carbone qui serait crédible pour les individus et pour les entreprises.
Par exemple, des prix du carbone plus élevés pourraient entraîner des changements dans les modèles de consommation et d’investissements qui s’éloigneraient de produits et de technologies qui font augmenter les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du changement climatique.
La recherche du FMI, la première à étudier les effets du changement climatique sur les économies, indique également que les politiques climatiques pourraient avoir des conséquences économiques de grande échelle.
Le FMI rappelle notamment l’augmentation des prix mondiaux de la nourriture et l’inflation causées par la production de biocarburants, qui drainent les réserves de maïs et fait augmenter les prix des céréales.
La recherche du FMI intervient alors que les pays commencent à se diriger vers un nouvel accord mondial de lutte contre le changement climatique qui étendra ou remplacera le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
Les experts climatiques des nations Unies veulent que le nouveau pacte réduise les émissions de gaz à effet de serre dans tous les pays, même si la façon dont on doit partager ces réductions entre les pays ne fait pas l’unanimité.
Près de deux cents pays ont accepté lors des négociations de Bali en Indonésie en décembre dernier de réfléchir à nouveau accord climatique d’ici la fin de l’année 2009.
Le FMI affirme que les risques liés aux dégâts potentiels causés par le changement climatique pourraient être importants voire catastrophiques si aucune réponse appropriée n’est donnée à ce problème.
Le FMI pense que les politiques de limitation devraient encourager tous les pays à commencer à fixer un prix pour leurs émissions. Tout modèle qui n’inclut pas les économies majeures et en développement rapide serait coûteux et difficile politiquement, d’après le FMI.
Et ce parce que pendant les cinquante prochaines années, 70% des émissions devraient provenir des pays en développement et des pays émergents, d’après les statistiques du FMI.
La chercheuse du FMI, Natalia Tamirisa, a indiqué que les incitations à réduire les émissions dépendraient de la conception des politiques pour réduire ces émissions. « Par exemple en ce qui concerne les politiques de permis d’émissions, il est possible de les concevoir de telle façon qu’elles génèrent des transferts financiers vers les pays émergent et en développement » a-t-elle déclaré.
Le FMI a recommandé une augmentation progressive des prix du dioxyde de carbone, qui commencera tôt et à un niveau bas, minimisant les coûts d’ajustement.