Lors de l’ouverture de la conférence de presse de Bangkok lundi, le secrétaire exécutif de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, Yvo de Boer, a expliqué les buts de la Conférence de Bangkok.
Il a notamment passé en revue les objectifs de deux groupes de travail baptisés « Ad hoc Working Group on Long-Term Cooperative Action under the Convention » et « the Working Group on further Commitments for Annex I Parties under the Kyoto Protocol ».
« Ces deux processus visent en premier lieu à déterminer des objectifs pour le futur ».
Il a déclaré que cela impliquait « la définition du niveau d’ambition que les pays industrialisés peuvent accomplir en prenant des engagements à propos de leurs réductions d’émissions », ainsi que « la définition de la mesure dans laquelle les pays en développement peuvent réellement prendre des actions mesurables, réelles et vérifiables pour lutter contre le changement climatique, à condition que les financements réels, mesurables et vérifiables soient sur la table ».
La conférence de Bangkok vise également à réfléchir sur les mesures d’adaptation nécessaires qui devront être prises à l’avenir.
Ces divers travaux déboucheront sur un nouveau pacte sur le changement climatique lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague en 2009, qui selon Yvo de Boer « sera probablement l’accord international le plus complexe que l’histoire ait jamais connu ».
La complexité de ce qui doit être fait pour Copenhague, est selon Yvo de Boer, « de garantir que tout soit accepté dans un processus où rien n’est accepté avant que tout ne soit accepté ». Mais il a ajouté qu’il était certain que cela serait réalisé.
Sur la question des objectifs de réduction des émissions, Yvo de Boer a déclaré qu’il serait intéressant de savoir quelle année de référence serait choisie, quand les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient atteindre un pic, et qu’il serait bien de déterminer où le monde avait besoin d’en être dans une cinquantaine d’année.
Cependant, il a ajouté que « la question la plus difficile et la plus intéressante était de savoir combien de pays riches étaient prêts à réduire leurs émissions d’ici 2020 ».
Yvo de Boer a souligné que les Parties impliquées dans le processus ne discuteraient pas des objectifs de réduction des émissions lors de cette conférence de Bangkok, mais que ces discussions auraient lieu lors d'une étape ultérieure du processus mis en branle par les Nations Unies.
Les pays riches, d’après ce qu’a expliqué Yvo de Boer, veulent savoir ce qui va aller dans la « boîte à outils » pour réduire les émissions avant qu’ils ne s’engagent à un certain niveau d’objectifs.
C’est pourquoi le deuxième groupe de travail cité plus haut se concentre sur les moyens de réaliser des réductions d’émissions de gaz à effet de serre à la fois sur le plan national et sur le plan international, par le biais de la coopération internationale sur le changement climatique.