La réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des bateaux, la diminution des autres substances polluantes pour l’air qu’ils génèrent et le nettoyage des océans du monde, sont des problèmes au sommet de l’agenda du meeting d'un oragnisme mondial pour la navigation, qui a lieu à Londres cette semaine.
Le meeting de l’Organisation Internationale Maritime des Nations Unies (OMI), considéré comme l’un des plus importants depuis des années, cherchera la meilleure façon dont les pays peuvent réduire les émissions polluantes rejetées par les bateaux tels que le dioxyde de souffre ou l’oxyde nitrique.
« La navigation ne devrait pas avoir le droit de devenir le souffre-douleur de ceux qui pensent que c’est une bonne cible par rapport à d’autres modes de transport, alors que les données montrent que c’est un secteur qui fait plus d’efforts que certains en matière d’environnement » a déclaré le secrétaire général de l’OMI, Efthimous Mitropoulos, lors de l’ouverture du meeting lundi.
Ce meeting d’une semaine espère aussi accélérer la mise en place de politiques pour gérer les émissions croissantes de dioxyde de carbone rejetées par les bateaux, avec des régulations internationales strictes ou par le biais d’initiatives menées par l’industrie de la navigation.
Parmi les autres sujets abordés, l’OMI devra également trouver un moyen d’inciter les gouvernements à ratifier une loi stoppant la propagation d’espèces invasives et destructrices par le délestage dans le monde. La loi adoptée en 2004 n’a été ratifiée que par 12 pays, représentant seulement 3.64% de la navigation mondiale.
Par ailleurs, une ébauche d’une nouvelle convention qui permettra le recyclage des bateaux marchands d’une manière sécurisée et écologique sera également débattue par l'OMI.
La création d’une Zone de mer particulièrement sensible protégeant les écosystèmes uniques et fragiles sera également au cœur des discussions de l’OMI.
Le meeting se concentrera cependant surtout sur l’amendement des lois existantes concernant la pollution de l’air marin.
Les nations qui sont signataires de l’OMI opteront probablement pour l’utilisation de carburants contenant très peu de souffre dans les zones spéciales de contrôle des émissions dans le monde.
Les missions de l’OMI sont les suivantes : la collaboration entre les états membres dans le domaine de la réglementation maritime ; l’adoption de normes de sécurité ; prévenir les pollutions du milieu marin par les navires et installations portuaires ; encourager l’abandon des mesures discriminatoires, en vue de mettre les ressources des services maritimes à la disposition du commerce mondial sans discrimination.