Sur l’Autoroute du Trièves (A51), AREA innove en matière de pilotage à distance des bassins de rétention d’eaux pluviales. Objectif : le contrôle intégral des rejets dans le milieu naturel : Depuis le début des années 1990, conformément à l’application d’une législation plus stricte en matière de respect de l’environnement et de gestion de l’eau, les aménagements autoroutiers se dotent d’installations destinées à lutter efficacement contre tous risques de pollution.
Lors de la construction d’une autoroute, la gestion des rejets d’eaux pluviales représente donc un enjeu technique et environnemental majeur.
Sur la nouvelle section de l’A51 située au sud de l’Isère entre Coynelle et le col du Fau et mise en service en mars 2007, AREA a mobilisé tout son savoir-faire et son expertise en intégrant la construction de 10 bassins de rétention des eaux de ruissellement, à fermeture automatique et télécommandée. Ce système innovant de surveillance est piloté à distance via CESAR (Centre d'Exploitation, de Sécurité et d'Assistance Routière) situé à Nances (73).
Objectif : se doter d’un dispositif d’assainissement permettant de garantir une maîtrise totale des risques de pollution chronique ou accidentelle de l’eau. La ville de Grenoble est directement concernée car elle est alimentée en eau potable par des réserves issues de la Gresse et de la nappe de Reymure, toutes deux situées en aval de l’A51.
Inscrite à flanc de montagne, cette « autoroute du Trièves » est longue de 26 km et présente près de 670 mètres de dénivelé, ce qui correspond à la descente autoroutière la plus importante du territoire. Cette pente exceptionnelle implique la mise en place d’un système de collecte et de traitement des eaux de ruissellement garantissant la maîtrise des risques de pollution accidentelle (hydrocarbures, accidents de la route, matières dangereuses…).
Une telle pollution pourrait impacter le cas échéant les cours d’eaux ou nappes phréatiques situées au versant de l’ouvrage et alimentant tout le réseau d’eau potable de l’agglomération grenobloise. Equipés d’un système de filtration intégré (décanteur, déshuileur…), ces bassins jouent à la fois un rôle de tampon volumique, et surtout assurent une épuration des eaux avant leur rejet dans le milieu naturel.
Des bassins « intelligents » surveillés 24 h /24 via CESAR (Centre d'Exploitation, de Sécurité et d'Assistance Routière) : Reliés entre eux par tout un réseau sécurisé de télécommunication, ces bassins entièrement contrôlés à distance par CESAR (Centre d'Exploitation, de Sécurité et d'Assistance Routière) sont équipés d’un système fermeture automatique et de télécommande, couplés avec un logiciel d’assistance à l’exploitation.
Exemple : si un camion contenant des produits polluants venait à déverser accidentellement sa cargaison sur l’autoroute, le permanent de sécurité du CESAR serait aussitôt alerté par le réseau d’appel d’urgence et déclencherait l’alerte pollution. En fonction de la précision de la localisation de l’accident indiquée par le permanent de sécurité et grâce au pilotage à distance, le logiciel d’assistance à l’exploitation fermerait automatiquement le ou les bassins concerné(s) en attendant l’intervention des services techniques et des secours.
Tout ce système a été développé pour garantir une protection maximale et permanente des puits de captage en eau potable et surtout par temps de pluie, lorsque les bassins de stockage se remplissent. En effet, par temps sec, la pollution accidentelle est directement piégée par la capacité de stockage du volume mort de chacun de ces bassins qui est de 30 m3, soit l’équivalent d’une citerne.
Cette démarche s’inscrit dans la politique de développement durable du Groupe APRR qui porte une attention particulière aux questions liées à la protection de l’environnement.