Le changement climatique pourrait représenter une menace pour les droits de l’homme des personnes qu vivent sur les petites îles-états, les zones côtières et certaines parties du monde sujettes aux inondations et aux sécheresses, d’après ce qu’a déclaré le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies vendredi.
Le forum de 47 membres a adopté une résolution mettant l’accent sur le fait que le réchauffement climatique menace le bien-être et les gagne-pain d’une grande partie des individus les plus vulnérables du monde.
La proposition émise par les Maldives, les Comores, Tuvalu, la Micronésie et d’autres pays appelait à « une étude analytique détaillée de la relation entre le changement climatique et les droits de l’homme » qui devra être réalisée par le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, dirigé par Lousie Arbour.
« Jusqu’à présent, le discours mondial sur le réchauffement climatique s’est focalisé sur les impacts physiques et naturels du changement climatique » a déclaré l’ambassadeur des Maldives pour les Nations Unies à Genève, Abdul Ghafoor Mohamed.
L’impact immédiat du changement climatique sur les êtres humains du monde entier a été largement négligé » a-t-il ajouté. « Il est temps de redresser ce déséquilibre en soulignant le visage humain du changement climatique ».
Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon a fait de la lutte contre le changement climatique l’une de ses premières priorités, et a encouragé toutes les agences des Nations Unies à l’incorporer à leur travail.
Les experts disent que le changement climatique pourrait être à l’origine de l’augmentation du niveau des mers et de tempêtes intenses, des sécheresses et des inondations qui réduiront l’accès à l’alimentation, au logement et à l’eau potable pour des millions d’individus.
Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui a a tenu sa dernière session de quatre semaines à Genève vendredi, a également accepté de nommer un expert indépendant pour évaluer les obligations des pays en matière de droits de l’homme liés à l’eau potable et aux sanitaires.
Dans le cadre de la résolution introduite par l’Espagne et l’Allemagne, cet expert clarifiera ce qui peut être fait pour arrêter la discrimination.
« La question est très importante pour un grand nombre de personnes » a déclaré Doru Romulus Costea, l’ambassadeur de la Roumanie qui est le président du Conseil des Droits de l’Homme.
La Russie a émis des inquiétudes à propos de l’incursion du conseil dans les domaines de l’eau et des sanitaires qui pourrait excessivement étendre son agenda et compliquer son travail.
Les pays membres des Nations Unies ont défini un objectif de réduire la proportion de personnes qui ont un accès réduit à l’eau potable et aux services sanitaires de base, telles que les toilettes, d’ici 2015.