Un nouveau cycle de négociations, au nombre de quatre cette année, s’est ouvert à Bangkok en Thaïlande. Des émissaires du monde entier ont ouvert ce lundi, sous l'égide de l'ONU à Bangkok, un nouveau cycle de discussions pour parvenir en 2009 à un accord sur le climat. Objectif : trouver un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (Ges) pour endiguer le réchauffement climatique.
Des émissaires de plus de 160 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), ont en effet ouverte, ce lundi matin, à Bangkok en Thaïlande, la première réunion mondiale sur le climat depuis la conférence de Bali en Indonésie. Sous l'égide de l'ONU, ces émissaires ouvrent un nouveau cycle de discussions pour parvenir en 2009 à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en vue de ralentir le réchauffement climatique.
Cette réunion, la première depuis Bali qui s’est tenu il y a trois mois, va durer toute la semaine. Durant ces cinq journées, les émissaires des pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) vont tenter une nouvelle fois de contrer les divergences qui avaient bien failli faire totalement échouer la conférence de Bali.
L’objectif est de trouver un accord sur les émissions de gaz à effet de serre par les pays industrialisés et les pays en développement, accord qui doit prolonger les engagements du Protocole de Kyoto qui expire en 2012.
« Le défi consiste à concevoir un futur accord pour mettre fin à l'augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 10-15 ans, et pour réduire de manière spectaculaire les émissions d'ici à 2050, tout en le faisant d'une manière qui soit économiquement viable et politiquement équitable dans le monde entier. »
Les négociations auront lieu entre le 31 mars et le 4 avril 2008 au Centre de conférences des Nations Unies (CINU) de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).
Rappelons que sous la pression des Etats-Unis, la « feuille de route » issue de la conférence de Bali ne contenait pas d'objectifs spécifiques. De plus les Etats-Unis n’ont toujours pas ratifié le Protocole de Kyoto.
L'activité humaine a augmenté sensiblement les concentrations de gaz à effet de serre dans l‘atmosphère. Cette augmentation renforce l‘effet de serre naturel et il en résulte un réchauffement supplémentaire de la surface terrestre et de l‘atmosphère, ce dont ont déjà commencé à souffrir les écosystèmes naturels et l‘humanité.