Le tarif des consultations des médecins généralistes pourrait bientôt connaître une nouvelle hausse en passant de 22 à 23 euros, selon les déclarations de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot devant les journalistes de l'information sociale (AJIS) dont elle était l’invité.
La ministre de la Santé était en effet l’invitée de l’AJIS, le mardi 25 mars, alors que 2008 s’annonce comme l’année de tous les chantiers pour la santé. Roselyne Bachelot s’est exprimera sur plueiurs grands thèmes devant les journalistes de l’association : les chantiers de la médecine de ville, les réformes de la gouvernance du système de santé, les évolutions de la prise en charge et la santé publique.
La ministre de la santé a estimé que comme il n'y avait pas eu de « dérapage » des dépenses de l'assurance-maladie, les conditions étaient désormais faviorables pour porter la consultation des médecins généralistes à 23 euros.
Mais cette hausse du tarif pour la consultation d’un médecin généraliste devra d'abord faire l’objet d’une négociation avec l'assurance-maladie.
La ministre de la santé a également évoqué que le gouvernement travaillait actuellement sur la prise en charge des soins par l'assurance-maladie une prise en charge qui pourrait faire l’objet d’une loi au premier semestre 2009, une loi distincte du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS) pour 2009.
Nicolas Sarkozy avait évoqué le 18 septembre dernier sa volonté d'engager « un grand débat sur le financement de la santé » lors du 40e Anniversaire de l'Association des Journalistes de l'Information Sociale.
Le Chef de l’Etat estimait alors que les Français, en matière sociale, « veulent tout d'abord être rassurés sur la préservation des éléments essentiels de notre protection sociale, pour eux comme pour leurs enfants. Ils veulent que les retraites soient financées, que l'accès de tous à des soins de qualité soit garanti. »
Il déclarait alors qu’être « collectivement responsable, c'est également redresser les comptes de l'assurance maladie. Le gouvernement s'y emploie déjà : dès que le comité d'alerte a constaté un dérapage sur les dépenses de santé, le gouvernement a pris ses responsabilités en adoptant les mesures qui s'imposaient. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale prolongera cet effort en adoptant de premières réformes structurelles. »
« L'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C'est pourquoi je vais ouvrir un grand débat sur le financement de la santé. Qu'est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale ? Qu'est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat a déjà eu lieu chez tous nos voisins européens. Je demande au gouvernement de l'organiser. Je souhaite en tirer les conclusions au premier semestre de l'année prochaine » avait alors ajouté Nicolas Sarkozy.