Autoroute A 65, « Protégeons les espèces menacées, pas le lobby du bitume » demande France Nature Environnement. Selon la fédération des associations de protection de l’environnement, « le Conseil National de Protection de la Nature vient d’émettre un avis négatif à la demande d’autorisation de destruction de plusieurs espèces de faune et de flore protégées, dont le Vison d’Europe, qui serait nécessaire aux 150 kilomètres de l’autoroute A 65 Pau-Langon. »
Les associations de protection de l’environnement demandent donc « à Jean-Louis Borloo de ne pas passer outre l’avis du CNPN et de s’opposer à une telle destruction. »
Philippe Barbedienne, directeur de la SEPANSO souligne que « pour les associations de protection de l’environnement « engagées depuis des années contre ce projet d’autoroute, la survie du Vison d'Europe est un argument fort de plus en faveur de l'abandon immédiat d’un projet aussi inutile et destructeur de l'environnement qu'il s'avèrera à terme ruineux pour la collectivité. On fait fausse route, … Le Ministre peut et doit porter un coup d'arrêt à cette folie. On ne peut pas attenter ainsi à la biodiversité pour les besoins d’un projet inutile et aujourd’hui complètement obsolète ».
Pour Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement « l’A65 est une folie qu’il faut arrêter ! Autoriser la destruction d’une espèce protégée pour les besoins d’une autoroute inutile serait un mauvais coup porté à une gouvernance soucieuse de l’avenir du vivant dans notre pays. Arrêter cette autoroute serait une décision courageuse de nature à redonner du souffle au Grenelle dont la crédibilité serait renforcée. Nous devons remettre à plat la politique des transports de ce pays : des alternatives existent comme au goudron en général et à l’A65 en particulier ! »
De son côté, pour la Ligue Roc, « alors que l'aménagement intelligent de l'itinéraire actuel Pau-Langon est une alternative réaliste, l’élimination par l'A 65 de milliers d’hectares d'espaces naturels et d’espèces est une atteinte manifeste à la biodiversité dont les humains font partie et dépendent. La poursuite de tels projets destructeurs est comme une fuite en avant qui emmène les humains vers l’appauvrissement de la nature donc de leurs conditions de vie. »
« En tout état de cause, le coût de l’abandon de ce mauvais projet restera toujours largement inférieur à celui de sa poursuite jusqu’au bout… » estime France Nature Environnement et toutes ses associations pour qui « il est inimaginable que les intérêts privés du lobby des constructeurs d’autoroutes puissent encore aujourd’hui seul primer, comme au siècle dernier. Quand on veut mettre en place un développement durable, c’est l’intérêt général bien compris qui doit prévaloir. »