Plusieurs groupes de protection des animaux ont porté plainte lundi pour empêcher l’état de Washington et de l’Oregon de tuer des lions de mer qui se nourrissent des populations en déclin de saumon du Nord-Ouest Pacifique des Etats-Unis.
L’association The Humane Society of the United States et d’autres groupes de protection des animaux ont porté plainte devant un tribunal fédéral de l’Oregon après que le Service National pour la Pêche Marine des Etats-Unis a autorisé les états la semaine dernière à tuer près de 85 lions de mer par an près du Barrage de Bonneville.
Jonathan Lovvorn, vice-président de l’association the Humane Society, a déclaré dans un communiqué qu’il était « scandaleux et ouvertement illégal » qu’une agence du gouvernement autorise le massacre de lions de mer alors qu’en même temps elle augmente les quotas de prises pour les pêcheurs.
Les lions de mer, gros mangeurs de saumons posent problème depuis plus d’une décennie sur la côte ouest des Etats-Unis, et le barrage de Bonneville en est infesté depuis environ cinq ans. Près de 100 lions de mer de Californie font le voyage de 241 kilomètres pour remonter le fleuve et se régaler des saumons qui remontent le fleuve grâce aux échelles pour poissons.
Les gouvernements d’état et fédéral ont dépensé des milliards de dollars pour essayer de protéger les saumons, une espèce de poissons autrefois abondante mais aujourd'hui menacée, et les gestionnaires de la pêche ont proposé l’arrêt de la pêche au saumon cette année dans les eaux côtières de la Californie et de l’Oregon.
L’association de protection des animaux, The Humane Society, a déclaré que le massacre des lions de mer n’était pas nécessaire étant donné que la population de saumons attendue cette année dans le fleuve Columbia devrait être le triple de celle de l’année dernière, ce qui a incité les autorités à augmenter les quotas de prises pour les pêcheurs cette année.
Les autorités ont essayé de détourner les lions de mer en utilisant des méthodes non mortelles telles que des barrières protectrices, des pétards ou des balles en caoutchouc.
L’association The Humane Society a encouragé les autorités à continuer à utiliser ces méthodes.
Dans leur plainte, les groupes de protection des animaux s’en prennent tout particulièrement au Secrétaire du Commerce et au Service National pour la Pêche Marine.
Les portes paroles des deux agences fédérales et du Département de l’Oregon pour la Pêche, la Faune et la Flore ont refusé de commenter cette affaire d’après Reuters.