Le Japon sera capable de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 11% d’ici 2020 s’il utilise la meilleure technologie disponible pour améliorer son efficience énergétique, d’après ce qu’a montré une étude réalisée par le ministère du commerce du Japon.
Les émissions de gaz à effet de serre du Japon totaliseront 1214 milliards de tonnes de dioxyde de carbone en 2020, alors qu’on en comptait 1359 milliards de tonnes en 2005 d’après l’étude.
Mais l’étude indique également que le Japon devrait alors dépenser plus de 500 milliards de dollars pour remplacer les technologies existantes avec des technologies de pointe d’ici 2020.
Parmi les nombreuses choses à faire pour réaliser ce faible taux d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, il faut que 70% des nouvelles maisons soient équipées de panneaux solaires, que l’efficience en carburant des automobiles soit améliorée de 15%, et que l’énergie nucléaire soit à l’origine de 45% de l’électricité utilisée au Japon.
L’étude, soumise par le Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie du Japon à un groupe d’experts mercredi, devrait fournir la base de discussions à l’échelle nationale sur la façon dont on peut partager les coûts associés à un tel plan.
Le Premier Ministre du Japon Yasuo Fukuda a promis cette année d’amener le Japon vers des émissions de dioxyde de carbone moins élevées.
L’étude estime que les ménages devraient participer à hauteur de 51% au remboursement de ce coût, les 49% restants étant partagés par les corporations, les usines et les compagnies électriques.
L’étude devrait mettre l’accent sur les récentes propositions du Japon concernant la façon dont on peut réduire les émissions mondiales à moyen et à long terme.
Alors que le Japon, le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, a soutenu une réduction de 50% des émissions d’ici 2050 avec d’autres nations, il a également proposé de mettre en place un objectif qui vise à une amélioration de 30% de son efficience énergétique d’ici 2020.
Le prochain meeting organisé par les Nations Unies devrait être tenu à Bangkok dès le 31 mars et jusqu’au 4 avril pour élaborer un pacte mondial qui obligera les nations à réduire leurs émissions et qui remplacera le Protocole de Kyoto lors de son expiration en 2012.
Le Japon organisera en juillet un meeting des dirigeants du G8 au cours duquel le changement climatique sera l’un des thèmes récurrents.
L’étude du Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie du Japon estime que les émissions totales d’ici 2020 seront 4% inférieures aux niveaux de 1990, l’année de référence fixée par Kyoto. Mais c’est une réduction mineure quand on la compare au projet de la Commission Européenne de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.