Un militant radical anti-chasse à la baleine, le capitaine du groupe Sea Shepherd, Paul Watson, a déclaré qu’il avait été blessé par balle lors d’un affrontement avec les chasseurs à la baleine du Japon dans l’Océan Antarctique vendredi, mais avait survécu parce qu’il portait une veste en kevlar très résistante.
Paul Watson a déclaré à une radio australienne depuis son navire que les militants anti-chasse à la baleine avaient lancé des « bombes puantes » sur le navire japonais Nisshin Maru. Les japonais auraient alors répondu en lançant des « grenades à main » sur le pont du Steve Irwin, le navire du groupe Sea Shepherd, et pendant cet affrontement, Paul Watson affirme avoir été touché.
« J’ai senti cet impact sur mon épaule. J’ai trouvé une balle à l’intérieur de la veste kevlar que je portais. Ca a égratigné mon épaule mais ça aurait pu me frapper au cœur si je n’avais pas eu ma veste » a déclaré Paul Watson.
Le département des affaires étrangères de l’Australie a condamné l’accident et a déclaré que son ambassade à Tokyo avait été prévenue par le Japon que le navire de chasse à la baleine du Japon avait « tiré des tirs d’avertissement ».
Depuis plusieurs semaines, le navire du groupe Sea Shepherd harcèle la flotte japonaise de chasse à la baleine dans les eaux de l’Antarctique pour l’empêcher d’opérer.
Le Japon, malgré un moratoire sur la chasse à la baleine, est autorisé à pratiquer une chasse à la baleine « scientifique » et s’est fixé pour objectif de tuer 1000 baleines de Minke et rorquals communs au cours de l’été Antarctique cette année.
En début de semaine, des affrontements directs avaient eu lieu entre ces militants anti-chasse à la baleine et les chasseurs japonais dans l’Océan Antarctique. Les membres du groupe radical Sea Shepherd avaient lancé des bouteilles et des containers de substances nauséabondes sur un des navires de la flotte japonaise de chasse à la baleine, le Nisshin Maru, dans le cadre de la campagne de l’organisation visant à perturber la chasse annuelle à la baleine pratiquée par les Japonais.
Les chasseurs avaient alors répondu en arrosant au jet les militants.
L’affrontement entre le navire de chasse à la baleine qui compte 139 marins à son bord, et le navire du Sea Shepherd, qui comprend 33 militants, n’est pas le premier du genre. Deux activistes anti-chasse à la baleine avaient déjà abordé un autre navire de la flotte japonaise en janvier dernier.
Le Japon, qui considère la chasse à la baleine comme une tradition culturelle, a abandonné la chasse à la baleine commerciale, après avoir accepté un moratoire international en 1986, mais a commencé à pratiquer ce qu’il appelle un programme de recherche scientifique de chasse à la baleine l’année suivante.
Depuis, le Japon essaye tant bien que mal d’apaiser des pays tels que l’Australie, qui s’oppose fortement à la chasse à la baleine et qui envisage de faire un procès au Japon pour cela.