Dans son rapport sur les perspectives de l'environnement de 2008, l’OCDE se pose la question de savoir quel serait le coût pour résoudre les problèmes d’environnement d'aujourd'hui et donc de sauver la Planète.
Face à la croissance économique prévue et aux coûts et conséquences de l'inaction, « les solutions aux grands problèmes d’environnement existent » estime Angel Giurria. De plus, les solutions aux grands problèmes actuels de l’environnement « sont applicables » et surtout « elles sont abordables » a affirmé Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE, lors de la cérémonie organisée à Oslo en Norvège pour la sortie de l'édition 2008 de la publication « Perspectives de l'environnement de l'OCDE. »
« Les solutions aux grands problèmes d'environnement existent, elles sont applicables et elles sont abordables, notamment en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l'inaction » a t-elle affirmé, l’édition 2008 des Perspectives de l'environnement de l'OCDE mettant en avant certaines mesures dans l'optique de relever les grands défis.
Ainsi l’OCDE définit quatre domaines prioritaires de l’environnement dans lesquels il « est urgent d'agir », à savoir : le changement climatique, la diminution de la biodiversité, la rareté de l'eau et l'impact de la pollution et des produits chimiques toxiques sur la santé humaine.
Les pays doivent « modifier la structure de leur économie de manière à s'assurer des lendemains plus écologiques et plus durables, et à émettre peu de carbone. » « Les coûts de cette restructuration sont abordables, mais la transition devra être conduite avec soin, en tenant compte des impacts sociaux et des répercussions sur la compétitivité et en tirant parti des opportunités nouvelles » estime M. Gurría.
Selon les projections de l’OCDE, alors que le PIB mondial devrait presque doubler d'ici à 2030, la mise en œuvre de certaines actions montre qu’elle « n'amputerait cette croissance que d'un peu plus de 1 % et qu'elle permettrait de réduire les émissions des principaux polluants atmosphériques d'un tiers environ, par rapport au scénario de politiques inchangées, et de ramener la progression des émissions de gaz à effet de serre à quelque 12 % au lieu de 37 %. »
L'OCDE recommande donc d'utiliser des panoplies de mesures et, pour maintenir leur coût à un faible niveau, de s'appuyer en grande partie sur des instruments économiques ou qui font appel aux règles du marché comme : la fiscalité environnementale, la tarification de l'eau, les échanges de permis d'émission, les systèmes pollueur-payeur, les redevances sur les déchets et l'élimination des subventions préjudiciables à l'environnement, …
L’organisme demande aussi une réglementation de l’environnement et des normes plus strictes ainsi que des investissements dans la recherche-développement, des approches sectorielles et volontaires, l'éco-étiquetage et l'information.
M. Gurría ajoute que « nous devons avoir à l'esprit que, pour bien faire dans le domaine de l'environnement, il ne suffit pas de savoir quoi faire et comment. Il nous faut aussi répondre à la question : qui paie quoi ? » « Le coût mondial de l'action sera beaucoup moins élevé si tous les pays œuvrent de concert » précise t-il.