Les fabricants de produits électroniques se soucient trop peu de l’environnement, selon la nouvelle enquête publiée par l'association écologiste Greenpeace ce mercredi 5 mars. Sur 37 produits testés issus de entreprises de l’électroniques, dont des ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables, des téléphones portables, ..., l’association Greenpeace dénonce des produits high-tech dits « verts », mais qui ne sont pas forcément vraiment respectueux de l’environnement.
Dans le cadre du salon Cebit, Greenpeace a en effet une nouvelle fois épinglé les produits high-tech dits « verts », donc normalement respectueux de l’environnement. Selon l’ONG, les entreprises de l’électronique ont « encore du chemin à faire ! ».
Depuis le salon consacré aux nouvelles technologies qui se tient à Hanovre, le Cebit, en Allemagne, du 3 au 9 mars, Greenpeace a publié les résultats d'une enquête sur les produits électroniques au titre évocateur : « En route pour une électronique verte ». Or, d’après l’ONG, seuls trois produits électroniques testés obtiennent la moyenne. Il s’agit de l'ordinateur portable Sony Vaio TZ11, du téléphone mobile Sony Ericsson T650i et de l'ordinateur de poche Sony Ericsson P1i.
Sony rafle donc les seuls notes au dessus de la moyenne pour trois de ses produits high-tech qui sont moins impactant pour l’environnement que les 37 produits testés, selon Greenpeace.
Mais sur quels critères s’appuie Greenpeace pour affirmer que tel ou tel produit issu des entreprises électroniques est plus ou moins nocifs sur l’environnement ? Pour réaliser cette enquête, l’association écologiste a proposé aux quatorze principaux fabricants du secteur de lui fournir les produits qu'ils considèrent comme les plus écologiques, les plus verts.
Quatre catégories étaient concernées avec des ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables, des téléphones mobiles et des assistants personnels (PDA). L'ONG a ensuite décerné une note à chacun, en fonction de trois critères à savoir « l'utilisation de substances chimiques dangereuses (mercure, PVC, retardateurs de flamme bromés, antimoine, beryllium, phtalates, …) ; l'efficacité énergétique ; le cycle de vie et le recyclage du produit. Or seuls trois produits sur les 37 proposés décrochent une note au-dessus de la moyenne.
Pour Yannick Vicaire, les fabricants doivent « progresser » et « adopter une approche écologique globale ». « Les consommateurs ne devraient plus avoir à choisir entre un produit sans toxiques et un produit économe en énergie » ajoute t-il, estimant qu’un produit électroniques écologique est un produit « exempt de substances dangereuses, » qui « consomme peu d'énergie », et qui « a une durée de vie longue » et qui « peut être recyclé. »
Il ajoute tout de même que sur le secteur des nouvelles technologies, les fabricants ont « fait des progrès » et que sur ce marché « des produits plus respectueux de l'environnement, comme le nouveau portable Apple, le MacBook Air, ou le téléphone mobile Evolve de Nokia, » ont vu le jour.