Les projets de préservation pour protéger la faune et la flore très riches du Kenya, qui accueille des animaux allant des rhinocéros aux requins blancs, seront menacés si le pays ne parvient pas à ré-attirer les touristes après une crise post-électorale, d’après les déclarations des Nations Unies mercredi.
Le Kenya dépend de ses parcs naturels pour attirer des centaines de milliers de touristes chaque année.
Mais le secteur touristique a été considérablement affecté par une vague d’annulation qui a suivi des affrontements ethniques provoqués par la ré-élection contestée du Président Mwai Kibaki en décembre dernier.
Les actes de violence qui ont tué plus de 1000 personnes ont incité les agences de voyage européennes à annuler leurs vols charters en direction du Kenya, ce qui a considérablement affaibli l’industrie du tourisme du pays, qui est le secteur principal de l’économie du Kenya.
Les financements des projets de préservation de la faune et la flore ont été considérablement réduits en conséquence de cet effondrement du nombre de touristes, d’après les responsables de la protection de l’environnement du Kenya.
« Si nous ne pouvons pas renouveler le tourisme alors la plupart de ces investissements pour l’environnement seront soit considérablement réduits, soit annulés » a déclaré Achim Steiner, directeur du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), dont les quartiers sont à Nairobi.
« Les revenus provenant des parcs naturels et des réserves naturels du Kenya se sont effondrés ce qui met en danger les initiatives de préservation de l’environnement menées par les Services pour la Faune et la Flore du Kenya (KWS) et d’autres organisations » a-t-il ajouté.
Le KWS a du renoncé à acheter 200 véhicules qui devaient être utilisés pour les opérations menées contre le braconnage et d’autres activités de protection de la faune et de la flore, et ce à cause de l’effondrement des revenus du tourisme, d’après Achim Steiner.
Le secteur du tourisme du Kenya a fait près d’un milliard de dollars de revenus l’année dernière, mais depuis que des reportages télévisés ont montré des images de manifestations sanglantes, d’incendies et d’affrontements à la suite du vote de 27 décembre, les touristes sont de moins en moins nombreux dans la région.
Par ailleurs, il y a deux semaines, l’incendie de l’une des destinations les plus populaires au Kenya (un parc naturel) a aggravé la situation.
Le Parc National du lac Nakuru, qui est habituellement parcouru par les touristes européens, américains ou autres qui conduisent des véhicules à quatre roues, avait déjà été déserté par les visiteurs depuis le vote du 27 décembre dernier, et l’incendie qui l’a ravagé n’a pas aidé à améliorer la situation.