A l’approche des élections municipales, l’association écologiste Greenpeace s’est posé la question suivante : « votre maire sera-t-il éco-responsable ? ». Dans la perspective des élections municipales de mars 2008, Greenpeace a en effet publié les résultats d’une enquête intitulée : « Serez-vous un maire éco-responsable ? ».
Cette enquête de l’association écologiste a été menée auprès des candidats aux élections municipales têtes de liste dans une quarantaine de ville de France.
« Nous avons cherché à voir dans quelle mesure, au-delà des slogans, les candidats s’engagent de manière crédible et concrète en faveur de l’environnement, explique Cécile Zieglé, en charge des groupes locaux de Greenpeace. Nous leur avons proposé de s’engager sur dix mesures précises, de façon à pouvoir suivre la mise en œuvre concrète de leurs engagements s’ils sont élus. »
Depuis début février, les bénévoles de Greenpeace ont interpellé sur l’environnement les candidats têtes de listes des quatre principaux partis (UMP, PS, Modem, Verts), dans une quarantaine de grandes villes de France. Ils leur ont proposé de répondre « oui » ou « non » à dix propositions concrètes visant à rendre leur commune plus éco-responsables. Ces dix mesures correspondent aux compétences des municipalités et concernent : lutte contre les changements climatiques (transports, éclairage public, énergies renouvelables, efficacité dans le bâtiment…) ; la préservation de la biodiversité (contre la déforestation et le commerce de bois illégal, promotion du papier recyclé…) ; la lutte contre les OGM (par ex : exclusion des OGM du cahier des charges des organismes de restauration collective…).
À peine la moitié des quelque 240 candidats démarchés a répondu jusqu’à présent. Que penser des autres ? « Comment interpréter ce silence assourdissant ?, se demande Cécile Zieglé. Est-ce de l’indifférence aux enjeux écologiques ? Ou bien ces candidats se contentent-ils de communiquer sur le dos de l’environnement et dès qu’on aborde des engagements concrets, il n’y a plus grand monde ? »
Les listes autonomes des Verts ainsi que les listes PS/divers gauche (dont Verts) ont massivement répondu à l’enquête et présentent des engagements sérieux, estime l’association. « Les candidats PS, qui n’ont pas conclu d’alliance de premier tour, répondent beaucoup moins bien (Bernard Cazeneuve à Cherbourg ou Jean-Baptiste Ayrault à Nantes), à l’exception notable de l’actuel maire de Paris Bertrand Delanoë. »
« Les candidats du MoDem offrent des réponses disparates, de François Bayrou, qui fait un sans faute à Pau, à Marielle de Sarnez, qui reste floue à Paris. Déception du côté de l’UMP : seulement 13 sur près de 60 candidats démarchés ont répondu à Greenpeace. À Paris, tous les candidats de la majorité présidentielle sont muets, de Françoise de Panafieu en passant par Rachida Dati (VIIe) Jean Tiberi (Ve) ou Claude Goasgen (16e). Idem à Marseille (Jean-Claude Gaudin), Nice (Christian Estrosi) ou Lyon (Dominique Perben). Ceux qui se sont engagés, Alain Juppé à Bordeaux ou Gilles de Robien à Amiens, n’en ont que plus de mérite » précise l’enquête de Greenpeace.
Les résultats sont accessibles à partir d’une carte de France sur http://blog.greenpeace.fr/news/maires-eco-responsables, réactualisée jusqu’au vendredi 7 mars au soir.