Georges Frêche, le Président de Montpellier Agglomération, a annoncé il y a quelques jours, à l'Hôtel de l'Agglomération de Montpellier, la mise en service d'une installation de valorisation du biogaz du Centre de stockage des déchets ultimes (CSDU), anciennement dénommé Centre d’Enfouissement Technique (CET), du Thôt.
Georges Frêche a également fait le point sur les installations de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques sur les équipements de l'Agglomération de Montpellier, qui se tourne résolument vers les énergies renouvelables.
Afin de valoriser le biogaz, riche en méthane, du Centre de stockage des déchets ultimes (CSDU) du Thôt, Montpellier Agglomération a choisi de mettre en place une installation de valorisation énergétique. Après 5 mois de travaux, l’installation est aujourd’hui mise en service. Elle devrait fonctionner pendant une quinzaine d’années, jusqu’à ce que le processus de dégradation biologique des déchets soit terminé.
Le fonctionnement de l’installation de valorisation est simple. Le biogaz, issu de la fermentation naturelle des déchets enfouis, est collecté par un réseau de captage comprenant 104 puits. Il est ensuite filtré et séché avant d’être transformé en électricité, puis revendu au réseau public d’EDF.
L’installation est composée d’un groupe électrogène de 1 000 kilowatts électriques installé sur le site du Thôt, alimenté par le réseau de collecte du biogaz. Le générateur électrique est raccordé au réseau de distribution public d’électricité moyenne tension en 20 000 Volts. Issue de la dégradation naturelle des déchets, l’électricité ainsi produite est une énergie renouvelable qui permet de couvrir l’équivalent des besoins hors chauffage de 2 000 familles en logement individuel, soit environ 9 000 personnes. Elle contribuera à la réduction de l’effet de serre en diminuant de 2 000 tonnes les rejets de dioxyde de carbone (CO2).
Le coût des travaux est de 1 400 000 € HT. La vente de l’électricité à un tarif de rachat bonifié et garanti par l’Etat pendant 15 ans devrait rapporter 50 000 € HT, dès la première année, à l’Agglomération de Montpellier.
Par ailleurs, Montpellier Agglomération s’est lancé, en 2007, dans les énergies renouvelables, avec un vaste programme d’installation de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques dans ses équipements. Son objectif est d’installer sur tous les bâtiments présentant un potentiel d’énergie renouvelable des capteurs et de réduire ainsi de 20% sa consommation d’énergie.
Cette démarche est unique en France. En effet, Montpellier Agglomération a choisi, non pas de cibler un équipement pour le rendre écologique, mais de systématiser les installations de panneaux solaires sur ses équipements.
Après avoir réalisé une étude de faisabilité permettant d’évaluer l’intérêt économique et le potentiel d’énergie produite, l’Agglomération de Montpellier a développé son action selon 2 axes : les projets neufs et les équipements existants.
Ainsi, Montpellier Agglomération a prévu d’investir plus de 20 millions d’€ pour l’installation de 24 000 m² de capteurs thermiques ou photovoltaïques sur ses équipements existants. Ces investissements lui permettront de produire plus de 3,5 millions de kWh de chaleur ou d’électricité chaque année et éviteront le rejet dans l’atmosphère de près de 1 300 tonnes de CO2 par an.
Enfin, dès la conception de ses projets, Montpellier Agglomération intègre la possibilité d’une valorisation solaire thermique ou photovoltaïque permettant de produire de l’énergie renouvelable et de couvrir une part importante des besoins en énergie. Ainsi, sont déjà équipés, la médiathèque Françoise Giroud à Castries, la plateforme de collecte de Pignan et le stade de rugby Yves du Manoir. Les futures médiathèques et piscines, la fourrière et le refuge animal de Villeneuve-lès-Maguelone, ou encore le Montpellier International Business Incubator seront également équipés de capteurs solaires produisant de l’électricité, revendue à EDF, ou de la chaleur, utilisée pour la production d’eau chaude sanitaire.