Pour la huitième année consécutive, l'ADEME a mesuré la perception de l'effet de serre et du réchauffement climatique par les Français. Depuis 2000, cette enquête est réalisée chaque année par l'institut ISL auprès d'un échantillon représentatif de la population française de plus de 15 ans.
Selon l’ADEME, suite à cette grande enquête, la prise de conscience du grand public face au réchauffement climatique est grandissante. Désormais, seulement un quart du public a le sentiment d’un désaccord entre scientifiques sur la question de l’effet de serre et du réchauffement climatique.
Parmi les résultats de cette enquête 2007, il ressort que les Français prennent de plus en plus conscience de la réalité du changement climatique et de ses impacts potentiels. Le réchauffement climatique devient une priorité pour l’opinion publique en matière de protection de l’environnement. 33 % des personnes sondées considèrent le réchauffement climatique comme une priorité environnementale (19 % en 2005).
Dans le domaine du bâtiment, les Français prennent de plus en plus conscience que le chauffage des a un réel impact sur le réchauffement climatique. 71% des ménages interrogés estiment que le chauffage des bâtiments contribue beaucoup à l’effet de serre (contre 39 % en 2000).
Les Français sont de plus en plus alertés par les conséquences potentielles du réchauffement climatique sur leur mode de vie. 61% des personnes interrogées estiment qu’à la suite du réchauffement climatique, les conditions de vie deviendront extrêmement pénibles. Par ailleurs, 75% des ménages interrogés estiment qu’il faudra modifier de façon importante les modes de vie pour empêcher l’effet de serre (contre 12% qui estiment que le progrès technique est la solution).
Les Français identifient clairement et depuis longtemps que les transports ont un impact sur l'accroissement de l’effet de serre. Les Français identifient en effet très clairement et depuis longtemps le transport comme cause d’accroissement de l’effet de serre. Dans cette logique, ils accepteraient volontiers, et de plus en plus nettement, que soient taxés les véhicules les plus polluants. Concernant les mesures proposées pour limiter les émissions de GES, celles qui entravent le pouvoir d’achat sans possibilité d’alternatives sont mal acceptées.
L'augmentation du prix des carburants ne rencontre l’adhésion que d’un cinquième des personnes interrogées. Cela tient notamment au fait que beaucoup d’entre elles considèrent qu’elles subissent leur mode de déplacement, alors qu’elles ont le choix du modèle de leur voiture. En effet, seulement 20% des personnes interrogées sont favorables à l’augmentation du prix des carburants. En revanche 75 % des personnes interrogées sont favorables à l'instauration d'une taxe sur les véhicules gros consommateurs d'énergie.
Pour l’ADEME, indéniablement, la sensibilité environnementale va croissante dans l’opinion publique et ce qui est nouveau pour l’année 2007, c’est le rythme de progression de cette sensibilité, très important, et la place prépondérante qu’y occupe le changement climatique.