L'organisation écologiste Greenpeace a découvert, au milieu du Pacifique, une île de déchets, poussés par les courants et regroupés sur une surface grande comme la France entre Hawaï et la Californie. Modification : selon l'un de nos lecteurs assidus, la paternité de cette découverte ne revient pars à Greenpeace (voir en fin d'article).
La découverte de cette île de déchets flottants d’un peu plus de 600 000 km2, illustre une nouvelle fois la pollution des océans qui, faute d'autorité compétente, qui est trop souvent négligée.
En novembre 2006, lors d’une expédition dans le Pacifique, Greenpeace a découvert entre Hawaii et la Californie, une vaste plaque de déchets de plusieurs millions de tonnes, formant une île plus grande que la France juste à proximité de la plus grande réserve marine au monde.
La localisation de cette vaste plaque de déchets s’explique par un phénomène de vortex ou tourbillon, c’est-à-dire de courants qui font converger vers cette zone les déchets flottants et par l’absence de vents qui engendre l’accumulation de ceux-ci, constituée de tout ce qui peut flotter, qui n’est pas biodégradable et en plastique, allant de la brosse à dent jusqu’aux filets de pèche fantôme, mais aussi de millions de morceaux microscopiques de plastiques.
La plaque de déchet du Pacifique, est la manifestation d’un phénomène qui touche l’ensemble des océans de la planète, formant une des plus grande menace sur les écosystèmes marins.
Selon l’organisation écologiste, toutes les mers y compris dans les régions polaires on trouve des déchets flottants. Près de 80% de ces déchets viennent des terres, on y retrouve tout ce que l’industrie peut produire en plastique… En effet, si l’industrie des matières plastiques, c’est massivement développée depuis un demi-siècle, c’est justement à cause des qualités de résistance de ces produits et pour les mêmes raisons, la cause de ce problème massif de pollution des océans.
« Si les images de cette vaste soupe de plastique sont choquantes, ce n’est pas cette pollution visuelle qui pose problème mais l’impact sur la faune marine qui est dramatique. D’une part, ces déchets flottants, avec l’effet du sel, des ultraviolets, des mouvements de l’eau, ont une tendance naturelle à se fragmenter en des millions de morceaux parfois de taille microscopique » précise Greepeace.
Ceux-ci sont alors ingérés, par les oiseaux, tortues ou autres animaux marins – on a ainsi retrouvé dans l’estomac de tortues près d’Hawaii plus de mille débris, causant intoxications, empoisonnements, oclusions intestinales Les morceaux de plastiques ingérés, sont de véritables éponges à polluants persistants POP, ils affectent toute la chaîne alimentaire et sont un danger pour la santé humaine. D’autre part, les « macro déchets » sont la cause de dégâts importants, par effet « d’emmêlement » causant blessures, infections ou mutilations sur l’ensemble des animaux, des plus petits aux baleines traînant des filets de pèche entiers… « On peut ainsi estimer que ce sont plus d’un million d’oiseaux qui meurent par an à cause des débris plastiques et plus de cent milles cétacés » ajoute Greenpeace.
Quelles sont les solutions ? Pour l’organisation, si le nettoyage de cette île de déchets « semble un chantier titanesque dont personne ne veut assumer la paternité ni les coûts, il est de la responsabilité de la communauté internationale de régler ce problème en particulier et d’adopter des mesures efficaces de lutte contre les déchets. Il est également indispensable de développer le recyclage des déchets, l’utilisation de plastique biodégradable et mettre en place une véritable politique de réduction des déchets. »
Précision : selon l'un de nos lecteurs, la paternité de cette découverte serait attribuée à Charles Moore qui milite depuis longtemps pour faire connaître ce désastre planétaire.
Quelques sources : Bestlifeonline.com / Latimes.com / Mindfully.org / Arstechnica.com / ou encore Commerce.senate.gov