Des choux vont servir à surveiller les rejets de dioxines et furanes d’une unité de valorisation énergétique des ordures ménagères (UIOM), celle de Vert-Le-Grand, dans le département de l'Essonne. Après les lichens, voici venir le temps des choux !
Un partenariat pour le suivi des impacts environnementaux éventuels des activités de l’Ecosite de Vert-Le-Grand a vu le jour. SEMARDEL et la commune de LISSES ont signé une convention de partenariat, au titre de l’installation d’un jardin expérimental composé de plans de choux, destinés à la surveillance des rejets atmosphériques en dioxines et furanes de l’unité de valorisation énergétique des ordures ménagères (UIOM) de Vert-Le-Grand.
Des végétaux pour alimenter le bilan environnemental : Dans le cadre de son programme continu de suivi de l’impact des rejets dans l’environnement, le Groupe SEMARDEL procède notamment, à l’analyse des émissions en dioxines et furanes de son unité de valorisation énergétique (UIOM) située à Vert-Le-Grand.
Au-delà des analyses réalisées par un laboratoire agréé dans le cadre de la surveillance des rejets à l’émission, il existe un moyen simple pour mesurer l’impact sanitaire de ces polluants sur l’environnement, selon l’entreprise : la culture de végétaux comestibles à croissance lente, comme le chou, puis leur analyse.
Dès 2004, une parcelle de choux avait été mise en place sur l’Ecosite, à proximité de l'UIOM, et ses produits étaient analysés deux fois par an par un laboratoire indépendant et agréé. Les résultats de ces analyses se sont à chaque fois révélés inférieurs aux seuils de détection analytique du laboratoire.
Conformément à la volonté du Ministère en charge de l’environnement de mieux cerner les conséquences environnementales du fonctionnement des incinérateurs d’ordures ménagères, le Groupe SEMARDEL a fait réaliser, par un bureau d’études, la cartographie des zones susceptibles d’être affectées par le fonctionnement de ses activités.
De cette étude, le Groupe SEMARDEL a pris notamment la décision d’étendre son champ d’analyse sur la commune de Lisses : « Nous élargissons les analyses aux récoltes de parcelles situées sous les vents dominants autour de l’Ecosite. Cela permettra de mieux mesurer un impact éventuel, d’augmenter la transparence de nos activités et ainsi de rassurer la population environnante sur le professionnalisme des équipes du groupe SEMARDEL» souligne Marc Rajade - Directeur Général de SEMARDEL.
Le parc de l’Hôtel de Ville pour lieu des mesures : Depuis plusieurs années, la Ville de Lisses s'attache à répondre à l'attente de transparence et d'information des habitants quant à l'impact des activités du Groupe SEMARDEL. Au travers de cet objectif, les élus de Lisses ont décidé, en partenariat avec le Groupe SEMARDEL de faire du parc de l'Hôtel de ville un des lieux de mesures des impacts éventuels de l’unité d’incinération de Vert-Le-Grand.
Une première collaboration a donné entière satisfaction sur les mesures de la qualité de l'air. La seconde, permettant la mesure des impacts sur les sols au moyen de la mise en place d’un jardin expérimental composé de plants de choux, se concrétise et fait l'objet de la convention entre la Ville de Lisses et le Groupe SEMARDEL qui sera votée le 19 février par le Conseil Municipal.
Cette convention sera officiellement signée mercredi 20 février à 17h en Mairie, en présence des collaborateurs du Groupe SEMARDEL, des membres de ALDEPE (Association Lissoise pour la protection de l’Environnement, qui a contribué à la mise en place d’un site de surveillance au sein de la ville), du Maire de Lisses et de tous les acteurs publics et associatifs s'intéressant à cette question liée à la protection de l’environnement.
Réaction de l'un de nos lecteurs :
« Deux petites remarques sur cet article:
1°) Les UTVE (Unité de Traitement et de Valorisation Energétique) n’existent pas officiellement. Dans la nomenclature officielle des installations classées, on trouve sous le n° de rubrique 322-B 4 : Incinérateur avec ou sans récupération d’énergie !
2°) L’idée de vérifier l’accumulation des dioxines et furannes dans les choux est peut-être séduisante. Il faut dire que les lichens utilisés sur Lunel-Viel n’ont jamais donnés de résultats exploitables attendu que les premières années il y avait eu mauvais choix des lichens d’une années sur l’autre. Plus récemment c’étaient des lichens cultivés en laboratoire (en coupelles) qui étaient ensuite exposés en des lieux secrets aux retombées de l’incinérateur, puis nous avons su que certaines de ces coupelles auraient été volées et que d’autres ne contenaient plus de lichens, ceux-ci ayant crevés par la sécheresse ! Donc au bout de neuf ans d’exploitation nous ne savons toujours pas ce qu’il en est des retombées de l’incinérateur sur son environnement. J’espère que cette nouvelle méthode donnera des résultats qui ne resteront pas dans les choux ! »