Les emballages alimentaires font partie des préoccupations environnementales des consommateurs de plus en plus importantes dans le monde, les Nouveaux-Zélandais étant ceux qui ont le plus envie de les réduire au maximum, d’après les résultats d’un sondage publié jeudi.
Le sondage réalisé sur Internet dans 48 nations par la Nielsen Company, indique que 40% des répondants se disent « très préoccupés » par les déchets provenant des emballages alimentaires en novembre 2007, contre 31% dans un sondage précédent réalisé en mai 2007.
« Les inquiétudes concernant les déchets liés aux emballages ont augmenté plus que toute autre préoccupation environnementale » a déclaré la Nielsen Company en commentant les réponses des 25000 personnes interrogées. Le sondage a aussi observé les attitudes des consommateurs à l’égard de la consommation de l’eau, du changement climatique, de la pollution de l’eau et de l’air et de l’utilisation des pesticides.
« Alors que les emballages écologiques ne sont pas nécessairement la première priorité des consommateurs à l’heure actuelle, c’est certainement une priorité en pleine croissance que l’industrie alimentaire ne peut pas ignorer » a déclaré Patrick Dodd, président de la Nielsen Company Europe.
Les grands distributeurs tels que Wal-Mart, Carrefour ou Tesco font tous des efforts pour réduire ces emballages.
La moitié des personnes interrogées ont déclaré avoir envie d’abandonner « les emballages de confort », par exemple les boîtes pour aider à transporter plus facilement les aliments ou les emballages plastiques utilisés également pendant la cuisson.
Mais seulement 30% abandonneraient les emballages faits pour conserver la nourriture propre, et pour qu’elle ne soit pas touchée par les autres consommateurs, ou par exemple les étiquettes indiquant les instructions de cuisson ou d’utilisation.
Le sondage a également montré que les Nouveaux-Zélandais étaient les plus volontaires en terme de réduction des emballages, avec plus de 75% des répondants de Nouvelle-Zélande qui affirment vouloir éliminer les emballages de confort.
Les personnes vivant en Finlande, en Irlande, en République tchèque et en Norvège faisaient également partie des personnes ayant le plus envie de réduire ces emballages alimentaires.
A l’autre bout de l’échelle, les personnes habitant en Thaïlande et au Japon étaient les moins désireuses d’abandonner tout type d’emballage.
La Nielsen Company a indiqué que les consommateurs urbains en Aise achetaient souvent de la nourriture fraîche sur les marchés et n’achetaient pas de la nourriture emballée dans les supermarchés depuis très longtemps.
Les européens et les américains des Etats-Unis font partie de ceux qui sont le moins préparés à abandonner les emballages visant à garantir l’hygiène.
Dans l’ensemble, le sondage montre que les consommateurs sont prêts à passer aux papier recyclé, au verre ou au carton, qui sont tous des matières qui peuvent être recyclées, plutôt que le plastique ou le polystyrène.
Bernard Leveau des spécialistes de l’emballage Multivac en France, a déclaré qu’il y avait plusieurs façons de simplifier les emballages. La compagnie a par exemple réduit l’épaisseur du film plastique qu’elle utilise pour emballer la nourriture de 30 à 35% tout en conservant la même résistance de l’emballage.
Il a également expliqué que les distributeurs dans les années 1980 s’étaient battus pour étendre la durée de vie des aliments frais –trois semaines pour la viande par exemple- ce qui demande des emballages complexes. « Nous remarquons qu’une durée de vie de huit à dix jours est généralement suffisante » a-t-il indiqué.