Selon un sondage CSA pour Greenpeace, les Français seraient « très attachés au « sans OGM », alors que le projet de loi sur les OGM arrive au Sénat. A la veille de l’ouverture du débat au Sénat du projet de loi sur les cultures d’OGM, un nouveau sondage CSA pour Greenpeace révèle « l’attachement des Français à une alimentation véritablement sans OGM ».
Pour 72% des Français interrogés, « il est important de pouvoir consommer des produits « sans OGM » et, pour 71% des personnes interrogées, le « sans OGM » doit être véritablement « sans OGM », et non un « sans OGM » contaminé jusqu’à 0,9%, comme le projet de loi le prévoit. Enfin, 60% des Français estiment que la France a plus intérêt à développer sa production sans OGM plutôt qu’à développer des cultures commerciales d’OGM, contre seulement 12% qui pensent le contraire » ajoute l’association militante.
Pour Arnaud Apoteker de Greenpeace France, « la volonté des Français est sans équivoque ! Une très grande majorité d’entre eux, quels que soient leur âge ou leurs préférences politiques, veut consommer des produits sans OGM. Or, le projet de loi sur les OGM, et à plus forte raison si les amendements de M.Bizet et de la Commission économique étaient adoptés, ne garantit pas du tout cette liberté et ce droit à produire et consommer sans OGM ».
« L’adoption en l’état de ce projet de loi de contamination serait un véritable déni de démocratie. Le progrès ne peut consister à s’en remettre aux demandes des lobbies, mais bien à développer une vision moderne de l’agriculture et de l’alimentation au service de l’intérêt général » précise Arnaud Apoteker, qui assure que « contrairement au souhait très largement exprimé par ce sondage, si le projet de loi est adopté tel quel, le sans OGM ne sera pas sans OGM, mais avec un peu d’OGM. En effet, il est prévu qu’une production soit « sans OGM » si la contamination ne dépasse pas 0,9 %. »
Pour Greenpeace et de nombreuses autres associations ou syndicats agricoles, la loi sur « les cultures d’OGM ne doit pas être une loi de légalisation de la contamination génétique, mais une loi de protection des systèmes agraires sans OGM et de l’environnement, » car « la coexistence entre les cultures OGM et sans OGM (…) sans de très sérieux garde-fous (…) n’est pas possible » assure Arnaud Apoteker.
Notons aussi l’existence d’une pétition en ligne www.ogm-jedisnon.org, qui vise à permettre aux citoyens qui veulent l'interdiction des OGM de le demander. Elle a déjà recueilli, selon ses créateurs, 7 000 signatures depuis le 21 janvier, dont des centaines de scientifiques, de paysans, des dizaines d'associations et d'élus (liste consultable en ligne).
Selon Thierry Jaccaud Rédacteur en chef de « L'Ecologiste » cette pétition pour une agriculture et une alimentation de qualité, demande que la loi sur les OGM affirme : 1. La culture d’OGM en plein champ est interdite. 2. L’utilisation d’OGM dans l’alimentation humaine ou animale est interdite. 3. Le financement de la recherche publique aujourd’hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques de l’agriculture biologique.