Un satellite espion américain, qui a décroché de son orbite terrestre, devrait s’écraser sur Terre courant février ou mars, selon le Pentagone basé à Arlington (Virginie, Etats-Unis). Le problème est double, c’est que le lieu d'impact n’est pas connu, et que l’on ne sait pas non plus si ce satellite espion américain embarque des matières dangereuses, voir nucléaires, à son bord.
Un satellite espion de l’intelligence américaine qui a perdu de la puissance devrait donc s’écraser sur la Terre en Février ou en mars, d’après les déclarations d’un responsable du gouvernement américain samedi dernier.
Ce responsable, qui n’avait pas voulu dévoiler son identité, a déclaré que le satellite espion ne pouvait plus être contrôlé, et que personne ne pouvait prévoir à quel endroit de la Terre il pourrait s’écraser. L’information a depuis été confirmé par les autorités américaines.
Selon Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, « l'endroit où pourrait s'écraser le satellite n'est pas encore connu mais les agences gouvernementales concernées surveillent la situation ». Il a ajouté que de par le passé, de « nombreux satellites ont quitté leur orbite et sont tombés sans dommages, » sans toutefois préciser si celui-ci embarquait ou non des matières dangereuses.
Ces dernières années, la NASA a ramené en sécurité de nombreux satellites, espions ou non, défectueux sur Terre. Ainsi en 2000, la NASA avait réussi à contrôler la chute du satellite « Compton Gamma Ray Observatory » pour qu’il s’abîme dans l’Océan Pacifique, limitant ainsi les dégâts et les risques pour les populations.
Ce satellite espion, avant qu’il ne rentre dans l’atmosphère terrestre pèse tout de même 9 tonnes et fait la taille d’un bus. Ce satellite espion américain, qui n’est actuellement plus sous contrôle, pourrait contenir des substances dangereuses, et personne ne sait où il s’écrasera d’après les responsables du gouvernement. Selon John Pike, directeur du groupe de recherche www.GlobalSecurity.org, le satellite contiendrait du béryllium, un métal assez toxique et qui peut déclencher des troubles respiratoires. En revanche, selon lui il est peu probable qu’il y ait présence de combustible nucléaire.
Pour Jeffrey Richelson, membre des Archives Nationales de la Sécurité des Etats-Unis, ce satellite espion serait sans doute un satellite de reconnaissance photographique. Ces satellites sont utilisés pour réunir des informations depuis l’espace sur les gouvernements ennemis et les groupes terroristes, ainsi que pour suivre les effets des ouragans, incendies et autres catastrophes naturelles.