Les Etats-Unis se sont engagés à donner 2 milliards de dollars au cours des trois prochaines années à un nouveau fonds international pour promouvoir les technologies d’énergie propre et pour lutter contre le changement climatique, a déclaré le Président G.W. Bush au Congrès lundi, lors de son discours annuel State of Union.
« Nous créerons un nouveau fonds international pour les technologies propres, qui aidera les nations en développement telles que l’Inde ou la Chine à faire une meilleure utilisation de sources d’énergie propre » a déclaré G.W. Bush.
Il a affirmé que les Etats-Unis s’étaient engagés à travailler avec les principales économies mondiales et les Nations Unies pour parvenir à un accord international qui « a le potentiel de ralentir, de stopper et éventuellement d’inverser la croissance des émissions de gaz à effet de serre ».
« Cet accord sera effectif seulement sitoutes les grandes économies s'engagent » a indiqué G.W. Bush. « Les Etats-Unis sont engagés à renforcer leur sécurité énergétique et à affronter le changement climatique ».
Les représentants des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde se rencontreront cette semaine à Hawaii pour lancer les négociations des Nations Unies pour un accord international sur le changement climatique qui doit être conclu d’ici 2009, et qui remplacera le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.
L’administration Bush rejette le Protocole de Kyoto en disant qu’il exempt à tort les pays en développement des objectifs de réduction d’émissions et pourrait nuire à l’économie américaine. G.W. Bush favorise les mesures volontaires et les « buts aspirationnels » pour limiter le changement climatique.
En réponse à un discours de G.W. Bush, les groupes environnementaux ont qualifié les efforts volontaires préconisés par le président pour réduire le changement climatique « d’approche dépassée qui ne fonctionnera pas ».
« Dans la lutte contre le changement climatique, la science est claire : la voie à suivre pour éviter un changement climatique catastrophique commence par des limitations obligatoires et chiffrées sur les émissions de gaz à effet de serre… Une approche volontaire, c’est beaucoup de rhétorique et très peu d’actions effectives » a déclaré la Fédération Nationale pour la Faune et la Flore.
En ce qui concerne les questions énergétiques, G.W. Bush a rappelé que les Etats-Unis devaient réduire leur dépendance au pétrole, dont le prix a atteint ce mois-ci le record de 100,09 dollars le baril. G.W. Bush espère y parvenir en développant de nouvelles sources d’énergie.
« Pour construire un avenir de sécurité énergétique, nous devons croire au génie créatif des chercheurs et des entrepreneurs américains et nous devons leur donner les pouvoirs nécessaires pour qu’ils créent une nouvelle génération de technologies d’énergies propres. Notre sécurité, notre prospérité et notre environnement ont besoin que nous réduisons notre dépendance au pétrole » a déclaré G.W. Bush.
Il a déclaré que les Etats-Unis avaient besoin de produire plus d'électricité à partir de sources renouvelables telles que le charbon propre, l’énergie solaire, et l’énergie éolienne, ainsi que l’énergie nucléaire. Il a aussi préconisé plus d’investissements dans le développement de batteries avancées et de carburants renouvelables qui permettront de faire rouler les véhicules du futur.
L’Association Minière des Etats-Unis a applaudi le discours de Bush qui préconisait une plus grande utilisation d’énergie propre, et en particulier du charbon plus propre.
G.W. Bush n’abandonne pas pour autant le pétrole. La Maison Blanche a déclaré que l’administration voulait que le Congrès vote une législation qui ouvrirait l’exploitation pétrolière plus au large des eaux américaines et de certaines parties de l’Alaska où l’exploitation est pour l’instant interdite.