Vendredi, à 18 h 10, le Poste médical Avancé et Plan rouge ont été levés par Gilles Cantal, Sous-Préfet de Saint-Dié-des-Vosges qui était présent à Raon l'Étape, dans les Vosges, suite une intoxication au monoxyde de carbone, notamment au sein du centre d'appels Transcom, mais également au Collège Louis Pasteur.
L'alerte avait été donnée à 10h40 vendredi. Les 130 salariés de l'entreprise Transcom ont été alors évacués après l'apparition de maux de tête, de saignements de nez et de tremblements, des signes rappelant une intoxication au monoxyde de carbone chez une partie du personnel.
Selon la préfecture des Vosges, le bilan de cette intoxication au monoxyde de carbone est le suivant. Les analyses effectuées ont confirmés qu’il s’agissait bien d’une intoxication au monoxyde de carbone. Parmi les 130 salariés de l’entreprise Transcom, 36 ont du être hospitalisés, les autres salariés ayant pu regagner leur domicile.
Sur les 512 élèves et enseignants du Collège Louis Pasteur qui ont été examinés au Poste Médical Avancé, 167 ont du être traités par oxygénothérapie pour faire diminuer le taux de monoxyde de carbone présente dans le sang mais 6 élèves et 2 enseignants ont été également hospitalisés. La préfecture des Vosges précise qu’une antenne médicale est toujours sur place.
Outre l’ensemble des personnels des Centres Hospitaliers de la région, la préfecture a mobilisé d’importants moyens après cette intoxication au monoxyde de carbone avec 110 sapeurs-pompiers, une trentaine de gendarmes, et 9 personnels du cadre médical.
L’origine des émanations de monoxyde de carbone n’a toujours pas été identifiée et des investigations techniques complémentaires sont en cours, précise la Préfecture des Vosges.
Le collège Louis Pasteur est par ailleurs fermé ce samedi, un dispositif de surveillance de la qualité de l’air ayant été mis en place durant tout le week-end. En fonction des résultats, le collège réouvrira ses portes ou non lundi matin.
L’intoxication par le monoxyde de carbone est la première cause de mortalité accidentelle par toxique. En France, chaque année, environ 6 000 personnes sont hospitalisées et 300 décèdent à cause du monoxyde de carbone, un gaz, incolore, inodore et mortel.
Dans la majorité des cas, ces accidents sont dus à l’utilisation d’une installation défectueuse de chauffage ou de production d’eau chaude, quel que soit le combustible utilisé : gaz, fuel, bois ou charbon. Ces accidents peuvent laisser des séquelles à vie. Les symptômes : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue, peuvent ne pas se manifester immédiatement. En cas d’intoxication aiguë, la prise en charge doit être rapide et peut justifier d’une hospitalisation spécialisée.