Le ministère de la santé va procéder au rappel de milliers patients qui ont consulté 5 cabinets de radiologie dans le Nord et dans l'Aisne pour un contrôle sanitaire. En effet une partie de quelque 6.800 patients qui ont fréquenté 5 cabinets de radiologie dans l'Aisne et dans le Nord, qui sont fermés depuis la mi-décembre suite à de « graves dysfonctionnements » vont être rappelés « dans les prochains jours » pour un contrôle, précise le ministère de la Santé.
Selon le ministère de la santé, suite au signalement d’employés, fin novembre 2007, des écarts de pratique avaient été constatés au niveau de l’activité de 5 cabinets de radiologie situés à Hirson (02), Anzin (59), Fourmies (59), Hautmont (59) et Wattignies (59).
Plusieurs enquêtes diligentées par les services du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports (DDASS de l’Aisne et du Nord), les inspections du travail concernées ainsi que par l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), ont montré de « graves dysfonctionnements » au sein de ces cinq cabinets de radiologie situés dans le Nord et dans l'Aisne. « Ces inspections ont mis en évidence de graves dysfonctionnements, notamment dans le registre de la qualification des personnels opérant les radiologies et établissant leur compte-rendu, du respect des règles d’hygiène et des procédures de contrôle des appareils de radiologie. »
L’activité est depuis « complètement interrompue » dans ces 5 cabinets de radiologie. Le ministère de la santé précise que le radiologue incriminé, a été suspendu par le préfet de l’Aisne le 7 décembre dernier où il était inscrit au conseil régional de l’ordre des médecins. De plus, la chambre disciplinaire du conseil régional de l’ordre des médecins a « été saisie concernant le principal radiologue incriminé ainsi que ses associés. »
A l’heure actuelle, le ministère de la santé suspecte « un risque sanitaire dans trois domaines : un « risque liés aux rayonnements délivrés aux patients et à la radioprotection des personnels ; un risque de perte de chance diagnostique lié aux éventuels déficits de qualité ou d’interprétation des clichés ; et des risques infectieux liés en particulier à l’usage des sondes d’échographie endopelvienne. » Des expertises ont été lancées dès le mois de décembre sur ces trois sujets, ajoute le ministère de la santé.
Mais, sans attendre les conclusions de ces expertises et dès le début de cette semaine, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, a décidé de diligenter une mission d’inspection de l’IGAS sur cette affaire qui devra notamment « faire le bilan des investigations et actions conduites concernant les différents risques auxquels ont pu être exposés les patients et les professionnels » de ces 5 cabinets de radiologie incriminés.
Un numéro vert sera également mis en place, « dans les prochains jours » sur ces graves dysfonctionnements qui ont eu lieu dans ces cabinets de radiologie.