Deux laboratoires Bristol-Myers Squibb et Gilead Sciences se sont associés pour créer la première pilule de trithérapie à prise unique pour les malades du sida : l'Atripla. Cette pilule de trithérapie sera commercialisé en France à l'été 2008. L'Agence européenne du médicament a autorisé mardi la commercialisation du traitement Atripla.
En effet, selon un communiqué de Bristol-Myers Squibb, la Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de l'Atripla en Europe et donc en France, le premier comprimé à administrer en une seule prise quotidienne unique aux adultes atteints du virus VIH du sida. La Commission européenne a accordé l’autorisation de mise sur le marché pour l'Aatripla, commercialisé en comprimés pelliculés qui contiennent trois molécules (éfavirenz 600 mg / emtricitabine 200 mg / ténofovir disoproxil (fumarate) 245 mg).
Les traitements actuels existant pour les malades du VIH du sida sont en général lourd à supporter, avec plusieurs médicaments à prendre quotidiennement. « En effet, les traitements actuels associent souvent plusieurs médicaments avec chacun une posologie complexe », a déclaré le docteur Brian Gazzard, Directeur de la recherche clinique au Chelsea and Westminster Hospital de Londres. Or l’Atripla « combine trois molécules anti VIH avec l'efficacité clinique prouvée et qui est déjà largement utilisées, en un comprimé unique, à prendre une fois par jour » a t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait d’un « grand pas » dans la simplification des dosages des traitements pour les malades du sida.
Les malades du sida « éligibles » à l’Atripla ne doivent pas avoir connu d’échec virologique lié à un traitement précédent et leur organisme ne doit contenir aucune souche virale mutante qui conférerait une résistance significative à une ou plusieurs des molécules composantes de l’Atripla.
Le lancement commercial de l’Atripla dans l'Union européenne, et donc en france, n'est pas prévu avant le début de l'année 2008.
De son côté, le laboratoire Merck commercialise déjà l’Atripla, cette combinaison fixe de trois médicaments antirétroviraux (efavirenz-emtricitabine-tenofovir), dans des pays en voie de développement (Afrique, Moyen-Orient, Amérique Latine, Caraïbes).
Cette trithérapie est en fait l’une des stratégies de première ligne (stratégie thérapeutique destinée à une personne qui n’a jamais pris de traitement) la plus utilisée dans les pays développés. Recommandée en août 2006 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme stratégie de première ligne, elle offre des avantages notables par rapport aux trithérapies de première génération, notamment une plus grande commodité de prise (un seul comprimé en une seule prise par jour) et une diminution importante des effets indésirables.