Les récifs coralliens sont en danger. Les récifs coralliens et les millions de personnes qui en vivent sont menacés par la hausse des émissions de carbone, selon la Banque mondiale.
D’importantes études réalisées récemment indiquent que les récifs de coraux ne survivront pas aux augmentations rapides des températures et du CO2 dans l’atmosphère qui sont prévues au cours de ce siècle par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Les 100 millions de personnes qui vivent le long des côtes tropicales des pays en développement et dont la subsistance dépend des récifs de coraux seront parmi les premières touchées par la perte des systèmes de récifs coralliens.
Les océanographes réclament une intervention énergique des dirigeants mondiaux pour réduire les émissions de CO2. La mise en œuvre immédiate de politiques et d’outils de gestion qui ont fait leurs preuves face aux problèmes de pêche excessive, de pollution et de développement non durable est essentielle à la sauvegarde des récifs de coraux.
Les plus structures vivantes les plus larges de la planète et les millions de personnes qui en vivent sont menacées, d’après la plus complète des analyses de l’impact de la hausse des émissions de carbone sur les récifs de coraux.
Dans un article publié dans le magazine Science Journal, 17 éminents océanographes révèlent que les dirigeants du monde sont confrontés à une course contre la montre pour préparer les récifs de coraux et les communautés côtières qui en dépendent aux impacts inévitables de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre.
À la veille de l’Année internationale des récifs coralliens qui aura lieu en 2008, les scientifiques de sept pays avertissent qu’à moins que des actions radicales ne soient prises pour réduire les émissions de CO2, la majorité des récifs ne survivront pas aux augmentations rapides de températures et de CO2 atmosphérique qui sont prévues au cours de ce siècle par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport publié il y a quelques semaines.
Katherine Sierra, vice-présidente du Développement durable à la Banque mondiale a déclaré que « La détérioration des écosystèmes de récifs coralliens est un signe visuel émouvant que le changement climatique n’est pas qu’un enjeu environnemental, mais que c’est aussi un enjeu de développement. Les récifs de coraux sont bien plus que de jolies photos, ce sont des actifs importants. Les pays en développement ont besoin de soutien, non seulement pour atténuer toute future détérioration de leurs récifs de coraux, mais également pour s’adapter à la baisse de revenus que l’utilisation durable de ces récifs risque d’entraîner. »
Pour Monique Barbut, directrice générale et présidente du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) souligne que « l’avenir de la biodiversité marine dépend largement de ce qui arrive aux îles. Pour les petits pays qui sont des îles, le changement climatique, des espèces envahissantes et de profondes réformes institutionnelles remettent en cause l’équilibre même de la société. Pour aider à répondre à ces problèmes urgents, le FEM soutiendra le programme Pacific Alliance for Sustainability, en injectant 100 millions de dollars pour appuyer les projets de gestion de ressources naturelles et d’adaptation au changement climatique. »