La Maison Blanche a fait savoir samedi qu’elle avait des « craintes sérieuses » concernant les négociations futures de lutte contre le réchauffement climatique, tout en félicitant un accord trouvé à Bali pour lancer un nouveau tour de discussions internationales sur le changement climatique.
Près de 200 nations ont accepté à Bali, lors des discussions des Nations Unies sur le climat, de lancer un processus de deux ans de négociations sur un nouveau pacte sur le changement climatique, après un changement de position de la part des Etats-Unis, qui a permis de sortir de l'impasse.
Les pays ont approuvé une « feuille de route » pour deux ans de négociations, ayant pour but de définir un nouveau traité pour succéder au-delà de 2012 au Protocole de Kyoto, le principal plan existant pour lutter contre le réchauffement climatique.
Tout en qualifiant de nombreux passages de l’accord de Bali de « plutôt positifs », la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a déclaré que les Etats-Unis « avaient des craintes sérieuses concernant les autres aspects de la décision, alors que nous commençons les négociations ».
Les négociateurs « doivent mettre suffisamment l’accent sur le rôle important et approprié que doivent jouer les grands pays en développement qui émettent des gaz à effet de serre » a indiqué Dana Perino.
La Maison Blanche a ainsi rappelé que tout accord devrait inclure tous les pays émettant de grandes quantités de gaz à effet de serre, y compris la Chine et l’Inde en développement rapide, qui étaient exemptes des engagements de Kyoto. En 2001, le Président G.W. Bush avait refusé de signer le Protocole de Kyoto.
« Il est essentiel que les grands pays développés et en développement soient préparés à négocier des engagements, qui soient cohérents avec leur situation nationale, et à faire une contribution logique à la réduction des émissions mondiales » a déclaré Dana Perino.
Les Etats-Unis sont le principal émetteur de gaz à effet de serre devant la Chine, la Russie et l’Inde.
Tout en reconnaissant la réalité du réchauffement climatique, l’administration de G.W. Bush s’est opposé à des objectifs chiffrés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone –rejetés par les centrales électriques au charbon et par les véhicules- en prétextant que cela nuirait à l’économie des Etats-Unis.
La Maison Blanche a félicité les provisions de l’accord de Bali qui reconnaissent l’importance du développement de technologies propres, du financement du déploiement des technologies dans les nations en développement, et de la réponse au problème de la déforestation, entre autres.