Les Nations Unies organisent à Bali depuis le 3 décembre jusqu’au 14 décembre une conférence sur le changement climatique, qui rassemble près de 190 nations et 10000 délégués. Les discours ne manquent pas et voici quelques extraits de déclarations.
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré à Bali : « C’est un défi moral pour notre génération. Non seulement les yeux du monde nous observent. Mais plus important encore, les générations suivantes dépendent de nous. Nous ne pouvons pas priver nos enfants de leur futur ».
« Notre atmosphère ne peut pas dire la différence qu’il existe entre les émissions d’une usine asiatique, du pot d’échappement d’un véhicule utilitaire sportif nord-américain ou de la déforestation en Amérique du sud ou en Afrique » a ajouté Ban Ki-moon.
Le Président de l’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono a indiqué pour sa part à Bali : « Nous nous lançons dans le plus grand projet dans l’histoire de la civilisation humaine. Nous devons nous assurer que les Etats-Unis fassent partie de tels arrangements post-2012 ».
Le Premier Ministre de l’Australie, Kevin Rudd s’est exprimé ainsi à Bali : « Pour les Australiens, le changement climatique n’est plus une menace lointaine. Nos rivières s’assèchent, les feux de forêts sont de plus en plus graves et de plus en plus fréquents et nos merveilles naturelles -la Grande Barrière de Corail, Kakadu, nos forêts tropicales- sont aujourd’hui menacées ».
Paula Dobriansky, chef de la délégation américaine a déclaré : « Nous voulons que les plus grandes économies du monde, y compris les Etats-Unis, fassent partie d’un accord mondial. Une approche dans laquelle seuls certains seraient engagés à agir ne peut pas être efficace pour l’environnement ».
Le Président des Maldives, Maumoon Abdul Gayoom a indiqué : « Nous pensons que le changement climatique doit être considéré comme un danger pour les systèmes naturels, mais aussi comme une menace directe pour la survie et le bien-être des humains. Nous sommes convaincus que ce processus de négociations ne doit pas être vu comme une série traditionnelle de compromis entre gouvernements, mais il doit être vu comme un effort international urgent pour sauver les vies humaines, les foyers, les droits et les moyens de survie ».
Le Premier Ministre de Papouasie-Nouvelle Guinée, Michael Somare a fait la déclaration suivante : « La réponse est simple. Si nous perdons les forêts du monde, nous perdront la lutte contre le changement climatique. Les forêts tropicales sont l’élément le plus important de notre Planète : ce sont ses poumons, son thermostat et son système d’air conditionné ».
Le Président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick a déclaré : « Les politiques concernant le changement climatique ne peuvent pas être la cerise sur le gâteau des politiques de développement. Elles doivent être incluses dans la recette de la croissance économique et du développement social ».
Le Directeur Général de la FAO, Jacques Diouf a déclaré : « Les individus ayant des bas revenus dans le monde seront menacés par l’insécurité alimentaire à cause de la perte d’atouts, de l’absence des options alternatives de survie et du manque de couverture d’assurance adéquate pour les phénomènes climatiques extrêmes ».