La Corée du Sud a annoncé mettre plus de 4 millions de dollars à disposition du premier projet pour l’environnement entre les deux Corée. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement et la République de Corée ont signé il y a quelques jours un accord visant à la création d’un fonds spécial de 4,4 millions de dollars pour les principaux problèmes liés à l’environnement en République Démocratique de Corée.
Le premier projet sur l'environnement entre les deux Corée, intitulé le Fonds d'affectation spéciale, abordera la destruction de la forêt, le déclin de la qualité d'eau, la pollution atmosphérique, la biodiversité et la dégradation des terres en Corée.
Ce fond pour l’environnement soutiendra aussi des initiatives des organismes de protection de l’environnement ainsi que la conservation et la gestion des bassins Taedong, l'éducation à l’environnement, le système environnemental de surveillance intégrée, le mécanisme pour le développement propre et les technologies énergétiques renouvelables.
Pour le Dr.LEE Kyoo-Yong, ministre de l'environnement Coréen, « cette coopération multilatérale avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est d'une grande signification pour la Corée du Nord et du Sud, et elle constitue un énorme pas en avant pour adresser les problèmes environnementaux urgents de la Corée du Nord. »
Au cours de la dernière décennie la Corée de Nord a vu diminuer ses forêts de façon importante en raison de la production du bois, du chauffage au feu de charbon, des incendies mais aussi d’infestations d'insectes liés à la sécheresse, la croissance démographique et à la conversion des terres à la production agricole.
La pollution des rivières et des ruisseaux en Corée de Nord est devenue sévère au cours de ces dernières années, en particulier celle du fleuve Taedong, qui traverse le centre de Pyongyang. L'utilisation du charbon en Corée du Nord pour la production d'énergie, les procédés industriels et le chauffage domestique ont également entraîné de graves pollutions d'air dans les villes comme Pyongyang et Hamhung en particulier, estime le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
Le gouvernement de Corée du Nord renforce actuellement le contrôle juridique sur les effluents des usines par l'application du " principe du pollueur payeur " et il a lancé des programmes de sensibilisation via les médias pour informer le public de l'importance de la conservation de l'eau.
La protection de l'environnement est devenue une question prioritaire et une condition préalable au développement durable après une série de catastrophes naturelles durant les années 1990 qui ont conduit à la réduction importante de rendement des principales cultures. En 1998, la Corée a révisé sa constitution et a identifié et désigné la protection de l'environnement comme priorité avant toutes les pratiques de production et comme condition préalable au développement durable. Des lois nationales sur les forêts, la pêche, les ressources en eau et la pollution marine ont également été adoptées.