Les pays les plus riches de l’Union Européenne devront contribuer davantage que les nations les plus pauvres pour atteindre un objectif d’augmentation de l’usage des énergies renouvelables dans les pays de l’Union Européenne, d’après les propositions qui sont développées par la branche exécutive de l’Union.
Le PIB des pays de l’Union Européenne déterminera ainsi partiellement à quel point les pays devront contribuer à un objectif de l’Union Européenne selon lequel 20% de l’énergie utilisée par l’Union devra provenir de sources renouvelables telles que le vent ou le soleil d’ici 2020, d’après un responsable.
Les leaders de l’Union Européenne se sont mis d’accord en mars à propos de cet objectif de 20% d’énergie renouvelable d’ici 2020, mais les pays membres n’étaient pas d’accord sur la détermination de la contribution de chqaue pays à cet objectif.
Les sources d’énergie renouvelables représentent actuellement 8,5% de la consommation d’énergie totale des 27 nations de l’Union Européenne.
La Commission Européenne a travaillé sur la manière avec laquelle on pouvait répartir cet objectif entre les états membres. Elle a proposé que tous les états s’engagent à augmenter de 5,75 points la proportion d’énergie renouvelable qu’ils utilisent, sans aucune considération pour les niveaux actuels d’énergie renouvelable utilisée par les états, a expliqué Tom Howes, un responsable de la division de l’énergie de la Commission.
Une autre augmentation de 5,75 points serait divisée en utilisant un calcul basé sur le PIB de chaque pays.
Combinés, ces deux éléments de répartition permettraient d’atteindre une augmentation de 11,5 point, suffisante pour réaliser l’objectif de 2020.
« Tous les états membres devront participer de manière significative pour réaliser cet objectif » a déclaré Tom Howes. « Personne ne pourra relâcher la pression ».
Tom Howes a déclaré que cette proposition reflétait bien le mode de pensée actuel de la Commission. Une décision finale concernant cette proposition de loi sera prise en janvier.
La proposition de la Commission a pour but de partager le poids de l’augmentation des sources renouvelables d’énergie entre les états membres, tout en prenant en compte les ressources financières modestes des états membres ex-communistes en Europe centrale et de l’est.
La Suède, d’un autre côté, qui produit déjà 40% de l’énergie qu’elle utilise à partir de sources renouvelables, devra encore augmenter la part d'énergie renouvelable qu'elle utilise.
Par ailleurs, un mécanisme d’échange sera introduit dans le cadre de cette législation pour permettre aux pays de payer les autres pour produire plus d’énergies renouvelables pour atteindre ces objectifs.
Le Luxembourg, un pays riche avec peu de ressources renouvelables d’énergie, pourrait acheter des crédits à un autre pays ayant de grandes ressources en énergie éolienne par exemple.
Le Commissaire à l’énergie de l’Union Européenne, Andris Piebalgs, a fait savoir très clairement qu’il ne voulait pas que l’aspect d’échange nuise au schéma de production d’énergies renouvelables déjà en place dans certains pays.
Tom Howes a refusé de dire si la participation à ce commerce virtuel d’énergie serait obligatoire.
L’échange se ferait de manière électronique. Les états membres seraient capables d’acheter un crédit qui représenterait l’énergie renouvelable, avec une garantie d’origine, produite et consommée dans une autre nation.
Les propositions, ainsi qu’une révision du schéma d’échange des émissions de l’Union Européenne, devraient être présentées le 23 janvier. La Commission a déjà reporté cette annonce pour se donner plus de temps pour discuter avec les états membres.
La directive de l’Union Européenne appellerait également à des plans d’actions nationaux déterminés par les gouvernements de l’Union Européenne avec des objectifs nationaux pour l’utilisation d’énergie renouvelable dans des secteurs différents, a indiqué Tom Howes.