Une quinzaine de PME franciliennes est à l’origine de la création de Durapôle, le premier système productif local (SPL) qui cible le marché du développement durable. Une centaine de SPL se répartissent sur le territoire français.
Subventionnées par l’Etat et les collectivités locales, les SPL, ces associations de petites entreprises innovantes et géographiquement proches, fleurissent sur le territoire français depuis une dizaine d’années. Leur but : conquérir des marchés jusque lors inaccessibles.
En 2006, un petit groupe de 15 PME, soutenu par Scientipôle Initiative, une plate-forme d’aides aux entreprises innovantes, la Direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) d’Ile-de-France, la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité du territoire (DIACT) et la Communauté d’agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), a créé Durapôle, le premier système productif local (SPL) français visant le marché du développement durable. A l’horizon des 5 prochaines années, cette grappe d’entreprises, un "cluster" dans le jargon entrepreneurial, espère constituer un noyau d’experts, de savoirs et de technologies incontournables sur le marché de l’éco-innovation dont la croissance mondiale est de 5 % par an.
Peu connus du grand public, les SPL fourmillent en France depuis leur création formelle en 1997. On en compte aujourd’hui plus d’une centaine dans toute la France, avec en moyenne cinq à six créations de SPL par an. Depuis 1997, l’Etat a investit 5,7 millions d’euros dans leur lancement et le soutien de leur activité. Selon la définition de la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité du territoire (DIACT), qui distribue ces subventions, un système productif local est un " groupe d’entreprises et d’institutions géographiquement proches qui collaborent dans un même secteur d’activité ". "Elle mutualisent leur moyens et leur savoir-faire.
Concrètement, dans le cas de Durapôle, " des PME franciliennes innovantes dans leur domaine et ayant une forte volonté de collaboration" se sont regroupées en association afin de proposer une gamme étendue, de services et technologies dans un domaine donné et ainsi conquérir des marchés privés et publics pour l’heure réservés aux grandes entreprises. Pour l’instant, leurs compétences se situent surtout dans le domaine agricole (capteurs optiques pour guider l’utilisation d’engrais, radars laser d’analyse atmosphérique...) , mais Durapôle a vocation à se positionner dans tous les secteurs ciblant le développement durable.
Les initiateurs du projet désirent compter dans leurs rangs entre 150 et 200 sociétés afin de devenir force de propositions sur le plan national et européen, et de pouvoir s’attaquer à la possibilité de faire de la Recherche. Ils pourraient ainsi rivaliser ou même devenir un pôle de compétitivité, comme une douzaine de systèmes productifs locaux en France.