Les villes françaises qui s’inquiètent à propos du prix du carburant, de la pollution et des grèves des transports, n’ont peut-être pas à chercher la solution ailleurs que chez nos amis les chevaux.
Les chevaux sont une alternative possible pour les véhicules tels que les bus scolaires et les camions poubelles, d’après des groupes ayant envie de trouver des solutions écologiques au problème du transport dans le monde.
« Il s’agit avant tout du développement durable, et de donner à l’humanité autre chose qu’un emploi monotone et mécanisé » a déclaré Stéphane de Veyrac, de l’Organisation Stud Nationale Française, lors de la conférence annuelle des maires de France qui a eu lieu cette semaine.
Le groupe de Stéphane de Veyrac estime être le premier en France à offrir du consulting à propos d’un grand nombre de véhicules qui fonctionnent grâce à des chevaux, et qui pourraient également aider à nettoyer les rues.
« C’est une alternative sérieuse, les chevaux sont déjà utilisés dans plus de 70 villes et remplacent ainsi les véhicules roulant à l’essence ou au diesel » a déclaré Stéphane de Veyrac, faisant référence au prototype d’ « hippoville » rangée dans le hall d’exposition.
A partir de 11652 euros, cette voiture à chevaux remise en valeur avec des disques de frein, des clignotants et des sièges démontables, correspond à l'équivalent de quelques 170 barils de pétrole brut.
Le groupe de Stéphane de Veyrac a été fondé par le ministre des finances de Louis XIV, Jean Baptiste Colbert, pour fournir des chevaux de guerre pendant les campagnes militaires.
Aujourd’hui, le groupe conseille les villes françaises intéressées par l’utilisation des chevaux pour les services publics en ville. Un projet au nord de la France implique une route de ramassage pour les verres et les bouteilles dans la ville de bord de mer de Trouville.
Le projet est soutenu par la Commission pour la Promotion Régionale du Cheval, qui tient une convention annuelle à Trouville pour promouvoir l’utilisation des chevaux pour la collecte des objets recyclables, pour le balayage des rues, et même pour transporter les enfants à l’école.
Olivier Linot, qui dirige le projet, a déclaré que les villes réalisent que les chevaux sont bien adaptés à certains travaux et peuvent réduire le stress et le mécontentement de certains travailleurs. Il espère qu’au moins 30 communautés supplémentaires commencent à utiliser des chevaux dès l’année prochaine.
Les études concernant le coût et l’empreinte carbone d’une telle opération sont toujours en cours mais les défenseurs du projet affirment que les chevaux battent les voitures et les camions sur un certain nombre de critères, surtout pour les transports nécessitant des arrêts fréquents sur des distances courtes, telles que vider les poubelles.
« C’est bien pour les travailleurs et la communauté d’avoir un contact avec des choses vivantes » a ajouté Olivier Linot.
« Les services publics sont en grève actuellement, mais je peux vous dire que s’ils avaient leurs mains sur un cheval, il seraient plus heureux : je n’ai jamais vu un routier embrasser son camion ».