Le Japon a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 1,3% l’année dernière, d’après ce qu’ont confirmé les données du gouvernement lundi, rapprochant ainsi le Japon plus près de son objectif de réductions fixé par le protocole. Le Japon est le principal contributeur au protocole de Kyoto,
Le Japon est le cinquième plus grand émetteur au monde de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique, derrière les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et la Russie, et est le seul de ces cinq pays à avoir un objectif fixe de réductions des émissions.
Les premières données du Ministère de l’Environnement ont montré que les émissions de gaz à effet de serre du Japon étaient de 1341 milliards de tonnes de dioxyde de carbone pour l’année fiscale 2006/2007, grâce en partie à un hiver exceptionnellement chaud qui a permis de réduire l’utilisation d’énergie et d’électricité.
Un journal local avait signalé des statistiques similaires la semaine dernière.
Les émissions avaient augmenté de 0,2% au cours de l’année fiscale précédente.
Les émissions de 2006/2007, principalement de dioxyde de carbone, ont dépassé les engagements du pays d’après le Protocole de Kyoto, qui devaient être atteints en 2008-2012, de près de 155 millions de tonnes par an.
Les progrès du Japon en direction de cet objectif sont considérés comme cruciaux pour la réussite du protocole de Kyoto, qui est sous pression avec l’admission du Canada qui ne pourra pas atteindre ces objectifs, et avec des réductions plus que modestes dans les pays européens.
Les Etats-Unis n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, et le protocole n’a pas fixé d’objectifs d’émissions pour la Chine et l’Inde.
D’après le Protocole de Kyoto, le Japon doit réduire ses émissions pour atteindre les 1186 milliards de tonnes en moyenne dans les cinq prochaines années à partir de 2008, soit une diminution de 6% par rapport aux 1286 milliards de tonnes de l’année 1990.
Le volume d’émissions de l’année 2006/2007 a également dépassé les dernières prévisions du gouvernement en matière d’émissions de gaz à effet de serre pour 2010 qui avait prévu une fourchette de 1273 milliards à 1287 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, selon la croissance économique.
Le Japon, le seul pays asiatique à avoir fixé un objectif de réduction avec le Protocole de Kyoto, envisage désormais une nouvelle politique, qui devrait être rédigée en décembre et finalisée d’ici le mois de mars prochain, sur la façon dont le pays pourrait réduire davantage ses émissions.
Afin d’essayer de rencontrer cet objectif, Tokyo a résisté à mettre en place une taxe de dioxyde de carbone ou un système de réductions des émissions obligatoires, tels que celui de l’Union Européenne, pour sanctionner les pollueurs. Le Japon a misé à la place sur les mesures volontaires et sur les investissements étrangers.
Le ministère du commerce a renouvelé ses efforts ces derniers mois pour convaincre les plus grandes industries à définir des réductions volontaires, obtenant la promesse de 21 industries, qui ont juré de réduire de près de 20 millions de tonnes supplémentaires le volume de dioxyde de carbone émis, par rapport à ce qui était initialement prévu.
Le Japon a actuellement pour but de réduire de près de 20 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an seulement grâce aux investissements étrangers dans les énergies propres via le Mécanisme de Développement Propre de Kyoto, qui donne un crédit aux investisseurs pour les aider à réduire les émissions.
Le gouvernement du Japon a commencé à investir directement dans les projets de ce mécanisme de Kyoto au cours de l’année 2006/2007.