Un meeting non officiel des ministres de l’environnement en Indonésie a conclu qu’il fallait absolument que commencent les négociations sur un nouveau traité pour lutter contre le changement climatique pour que le nouveau traité soit rédigé d’ici 2009, d’après un responsable des Nations Unies.
Le rassemblement des ministres de l’environnement et de responsables de près de 40 nations cette semaine se fait dans la perspective d’un meeting clé des Nations Unies qui aura lieu à Bali en Indonésie en décembre, et qui aura pour but de négocier un nouveau traité sur le changement climatique pour réduire les émissions de dioxyde de carbone une fois que le Protocole de Kyoto aura expiré en 2012.
« Le meeting a montré très clairement que les négociations devaient être terminées en 2009 et que cela permettra alors de ratifier cet accord à long-terme par les gouvernements et pourra donc entrer en vigueur avant que le Protocole de Kyoto n’expire en 2012 » a indiqué Yvo de Boer, le directeur du Secrétariat du Changement Climatique des Nations Unies.
Yvo de Boer a beaucoup insisté pour que ces négociations soient terminées d’ici 2009, même si beaucoup s’inquiètent du fait que ce programme ne soit pas respecté à cause des élections présidentielles des Etats-Unis qui auront lieu l’année prochaine, et également à cause de la complexité de la division des limites d’émissions entre les pays riches et les pays pauvres.
Il y a des tensions entre les nations développées et les nations plus pauvres en période d’industrialisation à propos de qui devrait porter le poids de la réduction des émissions, vue par beaucoup de scientifiques comme vitale pour ralentir le réchauffement climatique et ses effets, tels que les inondations, les sécheresses et l’augmentation du niveau des mers.
« Il y a un consensus fort ici selon lequel les pays industrialisés doivent continuer à prendre la tête du mouvement en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre en fonction de leur responsabilité historique du problème » a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse dans le palais présidentiel à Bogor en Indonésie.
« Mais en même temps, il y a également un accord selon lequel un engagement plus large de la part des pays en développement doit être atteint également ».
Cependant, Yvo de Boer a déclaré qu’il pourrait y avoir des incitations pour les pays en développement pour réduire leurs émissions. Il a rappelé que ces pays en développement s’inquiétaient notamment du fait que la réduction des émissions puissent nuire à leur développement.
Le protocole de Kyoto oblige 36 nations à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 2012 et un nouveau traité mondial sur le changement climatique chercherait à engager les outsiders de Kyoto tels que les Etats-Unis, l’Australie, la Chine, l’Inde et le Brésil.
Yvo de Boer a déclaré que l’Australie et les Etats-Unis avaient joué un rôle très constructif dans les négociations non officielles et avaient tous deux acceptés le fait que les négociations devaient être terminées d’ici 2009.
La foresterie a également été un sujet abordé lors du meeting non officiel, d’après le Ministre de l’Environnement de l’Indonésie, Rachmat Witoelar.
L’Indonésie essaye de mobiliser les nations qui ont des forêts tropicales humides sur leur territoire pour qu’ensemble ils poussent les pays riches à leur donner des subventions pour qu’ils ne coupent pas ces forêts.