Al Gore et le Giec ont reçu la haute distinction de prix Nobel de la paix. Jean-Louis Borloo s’est réjouit de l'attribution du prix Nobel de la Paix à l'ancien vice-président américain Al Gore ainsi qu'au Groupement d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (le GIEC). « C'est une bonne nouvelle pour la Planète ! » a déclaré le ministre.
Greenpeace s’est également félicité que le comité du prix Nobel de la paix ait choisi de braquer les projecteurs sur l’urgence climatique, en décernant cette année le prix Nobel de la paix à l’ancien vice-président américain Al Gore et au panel de l’ONU sur le climat (Giec) pour leurs efforts visant à accroître les connaissances sur les changements climatiques.
Enfin, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est aussi félicité que le prix Nobel de la Paix ait été attribué au groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), ainsi qu’à l’ancien vice-président Al Gore.
Pour Jean-Louis Borloo « cette consécration vient récompenser ceux qui depuis des années se battent pour sensibiliser le monde sur les questions environnementales : c'est à la fois l'exercice de pédagogie, et les travaux fondamentaux d'expertise et de recherche qui sont distingués. »
Le film d'Al Gore « Une vérité qui dérange » a « définitivement participé à la prise de conscience de tous les habitants de la planète, des dirigeants du monde, des chefs d'entreprises, des associations…face à l'urgence de l'action » a assuré Jean-Louis Borloo,
Lors la rencontre entre Jean-Louis Borloo et Al Gore, en juin dernier, « nous avions pu échanger longuement sur ces sujets à la fois d'alerte et de mobilisation, il s'est d'ailleurs montré très sensible à la démarche originale que notre pays a engagée dans le cadre du Grenelle de l'environnement » a assuré le ministre de l’écologie.
Quant au GIEC, Jean-Louis Borloo s’est dit « admiratif de l'immense travail d'expertise et de recherche que ses membres exercent au quotidien, sous l'autorité de Rajendra PACHAURI, pour faire avancer nos prises de décisions pour préparer une meilleure planète à nos enfants, » pour qui ce Prix Nobel de la paix est une distinction qui est un « signe politique fort et un encouragement pour tous les acteurs à passer à l'acte, à travers des mesures fortes, et engageantes ».
De son côté, Valérie Pécresse, a salué à l’annonce de remise du Prix Nobel de la paix à Al Gore et au Giec, » la démarche d’expertise scientifique collective des chercheurs de ce groupement, incontestable et transparente, qui a permis à toute la planète de prendre conscience des effets du réchauffement climatique depuis vingt ans. Les différents scénarios d’évolution du climat élaborés par le Giec éclairent également l’ensemble des décisions publiques ou privées nationales et internationales de prévention des effets des changements climatiques. »
Elle a rappelé aussi que la recherche sur le développement durable fait partie des cinq priorités de recherche publique fixées par le gouvernement.
« À quelques jours du Grenelle de l’environnement en France, ce Prix Nobel sonne comme un pied de nez au "pseudo" réalisme du rapport de Jean Syrota, qui enferme la France dans son statu quo énergétique et reporte sur ses voisins européens les efforts pour lutter contre les changements climatiques », a déclaré Karine Gavand, responsable de la campagne climat de Greenpeace France.
Pour l’association, « c’est aussi un message envoyé au gouvernement américain, qui refuse encore aujourd’hui de signer le protocole de Kyoto et qui tente par tous les moyens de torpiller le seul instrument juridique international contraignant existant à ce jour pour répondre à l’échelle mondiale aux enjeux climatiques … »
« C’est une reconnaissance de l’enjeu du défi climatique à un moment clef de notre combat, reprend Karine Gavand. À quelques semaines de l’ouverture de la conférence de Bali, où vont démarrer les négociations des suites du protocole de Kyoto, l’attribution du prix à Al Gore et au Giec envoie un signal fort à l’ensemble de la communauté internationale. »