Le président des Etats-Unis G.W. Bush devrait suivre l’exemple de Ronald Reagan quand ce dernier avait soutenu les efforts pour protéger la couche d’ozone. Ainsi G.W. Bush devrait montrer la marche à suivre dans la lutte contre le réchauffement climatique, a déclaré Al Gore mercredi.
S’exprimant devant les membres d’une conférence de deux jours à Washington convoquée par G.W.Bush lui-même, l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore a demandé à la Maison Blanche d’accepter des objectifs obligatoires et contraignants de réduction du dioxyde de carbone et des autres émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique de la planète.
« J’appelle le Président G.W.Bush à suivre l’exemple du Président Reagan et d’écouter ceux parmi ses conseillers qui savent que nous avons besoin de réductions contraignantes des émissions de dioxyde de carbone » a déclaré Al Gore lors du sommet annuel philanthropique de l’ancien président Bill Clinton, la Global Clinton Initiative.
Rappelons que ce dernier avait perdu de justesse les élections présidentielles de 2000 contre G.W. Bush.
« Nous devons fixer un prix au dioxyde de carbone, et les Etats-Unis d’Amérique doivent mener le monde à la résolution de la crise climatique » a déclaré Al Gore.
Al Gore, qui a été le vice-président de Bill Clinton pendant huit ans, a fait du réchauffement climatique son cheval de bataille depuis sa défaite électorale en 2000.
G.W.Bush a rejeté le Protocole de Kyoto, que les Etats-Unis avaient signé pendant le mandat de Bill Clinton, mais qui n’a jamais été ratifié par le Congrès. Le Congrès des Etats-Unis en effet estimait que le Protocole de Kyoto excluait injustement les grands pays en développement tels que la Chine et l’Inde des réductions d’émissions. De plus, selon le Congrès des Etats-Unis, le protocole de Kyoto menaçait directement l’économie du pays.
Al Gore a déclaré que G.W.Bush devrait suivre l’exemple de Ronald Reagan, un bon Républicain, qui en tant que président des Etats-Unis avait signé le Protocole de Montréal des Nations Unis qui visait à éliminer les hydrochlorofluorocarbones (les HCFC), des substances qui nuisent à la couche d’ozone et qui sont également des gaz à effet de serre puissants.
Un accord mondial pour abandonner progressivement ces substances plus tôt que prévu a été atteint la semaine dernière.
L’Europe veut que les Etats-Unis et les autres grands émetteurs de gaz à effet de serre acceptent des réductions obligatoires d’émissions dans le cadre d’un traité qui succèdera au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
Un meeting pour commencer les négociations sur un nouveau pacte est prévu pour décembre à Bali en Indonésie.
La conférence climatique de Washington a été présentée par certains comme une répétition du meeting de Bali, mais certains écologistes la considèrent avec scepticisme car ils craignent que G.W.Bush ne cherchent qu’à détourner les efforts des Nations Unies.