Les pays du monde qui émettent le plus de gaz à effet de serre –dont les Etats-Unis et la Chine- ont envoyé des délégués aux Etats-Unis aujourd’hui, pour discuter du réchauffement climatique et des solutions à y apporter.
Le meeting de deux jours a été organisé par le Président des Etats-Unis, G.W. Bush, dont l’administration a été critiquée pour son refus d’adopter des limites fixes et contraignantes pour les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. La Maison Blanche a préféré mettre en place des objectifs « aspirationels » soient des objectifs volontaires.
A de nombreux égards, les Etats-Unis sont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, et principalement de dioxyde de carbone produit par les centrales électriques fonctionnant au charbon, et les véhicules roulant au diesel et à l’essence.
Mais au moins une étude cette année a indiqué que la Chine avait désormais pris la tête du classement des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre.
Le meeting qui a lieu à Washington réunit également des délégués du Japon, du Canada, de l’Inde, du Brésil, de la Corée du Sud, du Mexique, de la Russie, de l’Australie, de l’Indonésie et de l’Afrique du Sud.
Ce rassemblement des plus grandes économies intervient juste après un meeting de haut niveau des Nations Unies lundi, qui a conduit plus de 80 dirigeants d’état et de gouvernement à se concentrer sur le problème du réchauffement climatique.
En conclusion de ce meeting, le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon a déclaré qu’il avait vu « un grand engagement politique » à chercher une solution mondiale au problème du réchauffement climatique lors des futures discussions des Nations Unies qui auront lieu en décembre à Bali en Indonésie.
Lors du meeting des Nations Unies et à l’occasion de celui de Washington, les délégués ont demandé aux Etats-Unis de devenir le leader de la lutte contre le réchauffement climatique.
« Le leadership des Etats-Unis dans le domaine du réchauffement climatique est essentiel, non seulement parce que ce sont ceux qui émettent le plus de gaz à effet de serre, mais aussi parce que les Etats-Unis sont à la pointe des solutions technologiques et peuvent les distribuer sur le marché mondial » a déclaré des délégués climatiques des Nations Unies, Gro Harlem Brundtland, Ricardo Lagos Escobar et Han Seung-soo lors d’un briefing à Capitol Hill.
Dans une lettre envoyée à G.W.Bush, des membres du Congrès, menés par le Démocrate du Massachusetts Ed Markey qui dirige le comité du réchauffement climatique de la Chambre des représentants, ont demandé au Président Bush de mettre en place des réductions obligatoires sur les émissions de dioxyde de carbone : « Nous avons besoin de véritables réductions de la des émissions responsables du réchauffement climatique et non d’objectifs « aspirationnels » ».
« Ce qui galvaniserait réellement les efforts internationaux sur le climat serait de mettre en place un ensemble de politiques aux Etats-Unis pour mettre le pays sur les rails rapides de la construction d’une économie à faible taux de dioxyde de carbone » a déclaré John Ashton, le délégué climatique de la Grande-Bretagne lors d’une interview téléphonique. « Nous avons désormais besoin d’arrêter de parler du réchauffement climatique et de commencer à prendre des décisions ».
Les discussions qui ont lieu à Washington ne sont pas des négociations climatiques formelles, mais plutôt l’exposé de points de vue sur les gaz à effet de serre, la sécurité énergétique, le développement des technologies, et la commercialisation ainsi que le financement.