Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, un sondage a été réalisé par l’institut
LH2 pour vérifier l’image que véhicule l’énergie éolienne auprès des français. Cette étude s’est révélée, selon l’institut, un « réel plébiscite » des français, dont la grande majorité témoigne de son soutien à cette énergie renouvelable.
L’étude LH2 réalisée les 14 et 15 septembre dernier fait apparaître que 90% des Français interrogés sont favorables au développement de l’énergie éolienne. 36% d’entre eux, soit un Français sur trois, considèrent que l’enjeu de l’énergie éolienne est prioritairement environnemental au service des générations futures. 29% pensent qu’elle est essentielle dans la production d’énergie non polluante, 15% l’identifient comme un enjeu économique susceptible de favoriser la création d’emplois en France. 15%, enfin, la rattachent aux obligations européennes imposant à la France la production de 20% d’énergie de source renouvelable à échéance 2020.
Selon LH2, la perception des Français est donc prioritairement environnementale puis énergétique. Les enjeux économiques ou politiques sont perçus comme secondaires. Ainsi, 61% des Français jugent également l’énergie éolienne intéressante pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, 23% essentielle pour contribuer à diversifier les productions d’énergie. 9% des Français ont en revanche une opinion négative de l'énergie éolienne et 4% la trouvent inutile.
Cette étude intervient en plein Grenelle de l’environnement alors que la question du choix énergétique constitue un des débats majeurs de ce rendez-vous. Rappelons que le Conseil de l’Europe a adopté le 9 mars 2007 une stratégie « pour une énergie sûre, compétitive et durable », qui vise à la fois à garantir l’approvisionnement en sources d’énergie, à optimiser les consommations et à lutter concrètement contre le réchauffement climatique. Dans ce cadre, les 27 pays membres se sont engagés à mettre en œuvre les politiques nationales permettant d’atteindre 3 objectifs majeurs au plus tard en 2020. Cette feuille de route impose : de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer leur efficacité énergétique de 20%, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans leur consommation énergétique finale contre 10% aujourd’hui pour l’Europe.
Or, dans le secteur électrique, l’énergie éolienne, selon LH2, serait « la seule énergie renouvelable capable de répondre industriellement de manière immédiate et compétitive à la demande provoquée par cette décision. »
« L’énergie éolienne a la capacité de fournir jusqu’à 12% de l’électricité consommée en France à l’horizon 2020, c’est-à-dire l’équivalent de la consommation domestique de 25 millions de Français » alors que la France dispose du « 2ème gisement éolien européen. »
L’énergie éolienne ne dégage aucun gaz à « effet de serre, ne produit aucun déchet, est totalement réversible. Elle dispose aujourd’hui d’une filière industrielle solide qui a investi 1,2 MdsE en 2006 et a créé près de 5000 emplois. Le secteur devrait totaliser quelque 60 000 salariés en France en 2020. »
Regrettons que cette étude n’est pas apporté d’éléments nouveaux sur la perception des français sur les éoliennes. En effet, la « vision » des éoliennes près de chez soi semble être encore un frein au sein de la population, au delà des choix politiques, pour un développement accéléré de cette technologie d’énergie renouvelable.
En 2007, la production d’électricité éolienne en France correspond à la consommation de 2,5 millions de personnes soit l’équivalent d’une ville comme Paris.