Même si les représentants de 190 pays ont entamé à Montréal une conférence d'une semaine, au cours de laquelle ils espèrent parvenir à un accord sur une accélération du calendrier d'élimination de substances appauvrissant la couche d'ozone, les HCFC (hydrochlorofluorocarbures), il n’y a aucune garantie que ces représentants parviennent à se mettre d’accord sur un nouveau calendrier, d’après un responsable américain.
Claudia McMurray, secrétaire assistante du département de l’environnement aux Etats-Unis, a déclaré que le principal problème était de faire en sorte qu’il y ait assez d’aide technique et financière pour soutenir les pays en développement, afin de satisfaire des pays tels que la Chine.
Les délégués d’environ 200 pays ont ouvert une semaine de discussions à Montréal, lundi, 20 ans après avoir signé un pacte pour réduire les produits chimiques qui nuisent à la couche d’ozone, qui protège la Terre des radiations ultraviolets.
Les Etats-Unis, soutenus par les Nations Unies, veulent parvenir à une date limite pour l’abandon progressif de la production et de l’utilisation des substances pour les pays développés fixée entre 2020 et 2030. La date limite pour les pays en développement serait fixée entre 2030 et 2040.
« Nous pensons qu’il y a beaucoup d’enthousiasme autour de notre proposition… je ne parviens pas à penser à un pays qui y serait opposé » a déclaré Claudia McMurray. « La Chine est prête à faire la transition vers de meilleures substances chimiques, mais elle a besoin d'un soutien financier du fond multilatéral pour faciliter cette transition », a expliqué Claudia McMurray, qui dirige la délégation américaine.
La conférence de Montréal se focalisera sur la façon dont les pays peuvent rapidement éliminer les HCFC, qui sont utilisés dans les systèmes de climatisation ou de réfrigération. Les trous dans la couche d’ozone augmenteraient les risques de cancer et de cataractes chez les humains.
Les Etats-Unis ont déclaré que l’élimination des produits chimiques qui nuisent à la couche d’ozone, si elle était plus rapide que prévue, aurait aussi un effet bénéfique dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La Chine est un grand producteur de HCFC.
D’après les déclarations d’Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, lors de la séance d'ouverture de la conférence de Montréal, « Un accord est à portée de main ». Mais il a laissé entendre, comme d'autres responsables, qu'il faudrait s'entendre avec la Chine sur un montant d'aide destiné à aider ce pays à faire face aux coûts de l'abandon des HCFC.
Ainsi, il reste à résoudre la question de l'impact financier d'une élimination accélérée des HCFC sur différents pays, en particulier la Chine.
Adam Steiner a appelé les pays participants à la conférence de Montréal à ne pas laisser échapper cette occasion « historique » de progresser simultanément dans la préservation de la couche d'ozone et dans la lutte contre le réchauffement climatique.