Le Passage du Nord-Ouest de l’Arctique s’est ouvert complètement à cause de la fonte de la mer des glaces, éclaircissant une route entre l’Europe et l’Asie qui n’avait jamais pu être franchie dans l’histoire, d’après les déclarations de l’Agence Spatiale Européenne.
La mer de glace a fondu en Arctique et atteint les niveaux les plus bas jamais enregistrés depuis que les mesures satellites ont commencé il y a trente ans a déclaré l’Agence Spatiale Européenne, s’appuyant sur des images du Passage du Nord-Ouest désormais « complètement navigable » entre l’Atlantique et le Pacifique.
Le passage du Nord-Ouest est le passage maritime nord qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Ce passage n'est habituellement praticable qu’en été car pris par les glaces en hiver.
C'est en 1490 que le navigateur John Cabot émis l'hypothèse d'un passage vers l'Orient par un passage par le nord-ouest. Durant près de 300 ans, plusieurs expéditions ont cherché ce passage au prix de pertes humaines et de naufrages mais permirent de connaître les îles arctiques.
Une voie navigable à travers le Passage du Nord Ouest dans l’Arctique Canadien a été soumis comme une option possible moins chère que le Canal de Panama pour de nombreux expéditeurs.
« Nous avons vu la zone couverte de glace fondre sur environ 3 million de km² » a déclaré Leif Toudal Pedersen, du Centre Spatial National du Danemark, qualifiant la fonte de la mer de glace de l’Arctique « d’extrême ».
Le Passage du Nord-Ouest à travers l’Arctique Russe reste bloqué de manière partielle, mais étant donné la fonte des glaces actuelle, il pourrait s’ouvrir plus tôt que prévu a indiqué Leif Toudal Pedersen.
Les régions polaires sont très sensibles aux changements climatiques, a indiqué l’Agence Spatiale Européenne. Cette dernière a fait remarquer que certains scientifiques avaient prévu que l’Arctique ne contiendrait plus du tout de glace dès 2040.
Pratiquement tous les experts disent que le réchauffement climatique, engendré par l’utilisation d’énergies fossiles par les hommes, est deux fois plus rapide en Arctique que dans toute autre partie du globe.
Les mois de Septembre et de Mars marquent habituellement l’étendue minimum et maximum de la mer de glace de l’Arctique.
Le communiqué de l’Agence Spatiale Européenne sur sont site Internet intervient alors qu’une lutte fait rage pour les droits de souveraineté dans la région Arctique.
La Russie, qui a récemment planté son drapeau national dans les fonds marins en-dessous de la couche de glace du Pôle Nord, maintient ses affirmations selon lesquelles le pays possède une grande partie de la région Arctique riche en ressources naturelles.
Des pays tels que la Russie espèrent que de nouvelles voies navigables s’ouvriront ou que l’on trouvera du pétrole ou du gaz dans ces régions.
Le Canada a aussi clamé sa souveraineté sur l’Arctique et a annoncé des projets pour un porte dans les eaux très profondes de Nanisivik, près de l’entrée est du Passage du Nord-Ouest, qui permettrait de faire le plein en carburant de ses bateaux de patrouille militaire.