Un accord mondial pour lutter contre le réchauffement climatique devra être décidé avant la fin de l’année 2009, étant donné qu’il faudra deux ans pour ratifier cet accord climatique et que le Protocole de Kyoto expire en 2012, a indiqué le ministre de l’environnement d’Allemagne lundi.
Les leaders mondiaux ont déclaré lors du sommet du G8 en juin dernier qu’ils chercheraient à déterminer un nouvel accord climatique pour remplacer le Protocole de Kyoto actuellement en vigueur mais qui expire en 2012.
« Nous devons avoir établi un accord climatique d’ici la fin de l’année 2009, et ensuite il faudra encore sûrement deux ans pour parvenir à un mandat » a déclaré Sigmar Gabriel, ministre de l’environnement de l’Allemagne, en ouverture d’un meeting de deux jours des ministres de l’environnement et de l’énergie venant de 20 pays.
« Si vous pensez au temps qu’il faudra pour parvenir à un accord entre les 16 états allemands… vous pouvez imaginer à quel point il faudra du temps [pour parvenir à un accord avec tous les membres des Nations Unies] » a-t-il déclaré lors du meeting, qui a lieu dans la perspective des négociations sur le climat des Nations Unies qui auront lieu à Bali en Décembre.
Le meeting est conçu pour poser les bases d’un nouvel accord climatique et vise à changer les positions des pays tels que la Chine ou l’Inde qui hésitent à mettre en place des limitations d’émissions contraignantes.
Le Protocole de Kyoto, qui oblige 35 nations à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, a été accepté en 1997, mais a été ratifié seulement en 2005, soit huit années plus tard.
De nombreux experts pensent que 2009 est la date limite pour décider d’un accord climatique qui succèderait au Protocole de Kyoto après 2012. En effet, au-delà, ce ne serait pas fonctionnel : toute entreprise construisant une centrale électrique au charbon ou un parc éolien a besoin de savoir les règles concernant les émissions de gaz à effet de serre plusieurs années à l’avance.
Sigmar Gabriel a critiqué « l’objectif flou à long terme » de réduction des émissions de gaz à effet de serre décidé par les leaders de l’APEC lors de leur sommet samedi.
« Il n’y a rien dans cet accord décidé par l’APEC qui entraînera des progrès. C’est beaucoup moins ambitieux que l’accord déjà adopté par l’Union Européenne » a-t-il déclaré.
L’APEC ne s’est pas mis d’accord sur des objectifs contraignants et fixes alors que l’Union Européenne a accepté de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.