Selon les salariés Européen, les entreprises doivent mener davantage d’actions pour lutter contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement. En 2006, les entreprises allemandes ont dégagé près de 470 millions de tonnes de CO2, suivi par les entreprises britanniques, avec 245 millions de tonnes, et enfin les entreprises françaises, avec 118 millions de tonnes.
Malgré cela, les entreprises européennes n'ont toujours pas l'air de prendre au sérieux le réchauffement climatique ou la protection de l’environnement. C’est ce que révèle une étude menée pour la société WebEx, éditeur de solutions de travail collaborative « à la demande », réalisée auprès de 6000 travailleurs européens.
Les entreprises en font-elles assez ? En Grande-Bretagne, 50% des employés estiment que leur entreprise n’agit pas assez pour réduire les émissions de carbone, une conviction partagée par 33% des employés allemands. Et, en France, ils sont 46% à trouver que leur entreprise ne prend aucune mesure en faveur de l'environnement.
En dépit de cela, 90% des employés français interrogés et dont l’entreprise est impliquée dans la protection de l’environnement, déclarent ces actions importantes. 62% des salariés britanniques estiment que les initiatives environnementales dans les entreprises sont importantes, ainsi que 70% des salariés allemands, et en particulier concernant les voyages d'affaires.
Témoignant d’un certain intérêt pour le réchauffement climatique, 63% des salariés britanniques sont disposés à changer leurs habitudes de travail afin de participer à la protection de l'environnement. Un employé sur dix serait même prêt à verser de l'argent de sa poche afin d’aider son entreprise à devenir plus responsable sur le plan environnemental.
En France, 93% de salariés se disent également disposés à changer pour contribuer au respect de l'environnement. 13% renonceraient même à une petite partie de leur salaire pour aider leur entreprise à être plus écologique. En Allemagne, 67% des employés ont changé de comportement vis à vis des voyages d’affaires, ou sont sur le point de le faire, afin de réduire leur impact négatif sur l'environnement.
Les employés ont également été interrogés sur les technologies et leur utilisation en faveur de l’environnement. Au Royaume-Uni, 12% déclarent avoir essayé les web-conférences, mais seulement 6% l’utilisent régulièrement pour éviter les déplacements et voyages d'affaires. En Allemagne, 28% des salariés souhaiteraient utiliser des alternatives technologiques aux voyages d'affaires, comme la web-conférence. Enfin, 73% des travailleurs français pensent que le travail à domicile ou télétravail pourrait contribuer à réduire la pollution liés aux déplacements domicile / travail, et 53% que la web-conférence serait un atout essentiel.
« Même si le 30 octobre marque le premier anniversaire de la « Stern Review » ("l'étude Stern" menée par le Ministère de l'économie Anglais, au sujet de l'impact du réchauffement climatique sur l'économie), il semble que les entreprises ne prennent pas encore suffisamment conscience des changements climatiques. Les technologies, aujourd’hui, fournissent d’énormes opportunités aux entreprises afin de contribuer au respect de l’environnement, avec un coût minimal », explique Bert van der Zwan, VP EMEA de WebEx Communication.
« En remplaçant par exemple, certains rendez-vous en « face à face » par des réunions en ligne, cela contribuerait non seulement à la protection de l'environnement, mais cela permettrait également d’augmenter la productivité et d’avoir un effet positif sur le résultat net des entreprises. La gravité des changements climatiques auxquels nous faisons face aujourd’hui n'est plus à discuter, entreprises et individus doivent maintenant agir ».
Pourcentage d’employés disposés à changer leurs habitudes de travail pour contribuer au respect de l’environnement
Les enquêtes ont été réalisées d'octobre 2006 à avril 2007. En Allemagne, TNS Infratest a interviewé 2577 employés allemands via téléphone. En Grande-Bretagne, la société YouGov a réalisé l'enquête en ligne au près de 2182 salariés. En France l’étude a été menée en ligne par OpinionWay auprès de 1105 employés d’entreprises privées.