Les réductions nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique pourraient être moins drastiques qu’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 favorisée par l’Union Européenne, d’après ce qu’a déclaré lundi le négociateur climatique des Etats-Unis.
Le Président G.W. Bush a approuvé lors du sommet du G8 en Allemagne en Juin le fait que les rapports climatiques des Nations Unies montraient que les émissions mondiales des gaz à effet de serre devaient arrêter d’augmenter, puis le monde devrait mettre en place des réductions substantielles des émissions mondiales.
Cependant, le texte de l’accord ne définissait pas le terme « substantiel ».
« Un objectif de long terme signifiera probablement des réductions substantielles, au moins de la part des activités habituelles des entreprises » a déclaré le négociateur climatique des Etats-Unis, Harlan Watson, en périphérie de la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui a commencé lundi à Vienne et qui regroupe 158 nations des Nations Unies.
Les activités habituelles des entreprises entraînent une augmentation des émissions dans de nombreux pays, y compris les Etats-Unis, et surtout dans les nations en développement rapide comme la Chine te l’Inde.
« Je pense que nous chercherons probablement à obtenir des réductions de l’ensemble des émissions » a déclaré Harlan Watson, quand on lui a demandé si la stratégie des Etats-Unis permettrait peut-être des augmentations des émissions.
L’Agence Internationale de l’Energie, qui conseille les gouvernements riches, a prévu que les émissions mondiales de dioxyde de carbone augmenteraient de 55% d’ici 2030.
Harlan Watson a déclaré que les Etats-Unis n’étaient pas encore capables de donner des chiffres concernant l’étendue des réductions nécessaires, que ce soit internationalement ou aux Etats-Unis. « Nous travaillons pour évaluer ce qui pourrait être le niveau national [ des émissions ] et nous faisons des analyses » a-t-il déclaré.
L’Union Européenne pense que le monde devrait réduire ses émissions, principalement provenant de la combustion des énergies fossiles, d’au moins 50% d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990, pour éviter ce qui pourrait être des changements climatiques « dangereux » telle que l’augmentation du nombre de canicules, des sécheresses ou du niveau des mers.
Le Japon et le Canada prévoient aussi des réductions mondiales importantes, faisant partie de l’objectif d’élargissement des limitations des émissions acceptées par 35 pays industriels sous le Protocole de Kyoto qui dure jusqu’à 2012.
Les Etats-Unis qui sont en dehors du Protocole de Kyoto, ont déclaré que le pays avait consacré 37 milliards de dollars aux activités liées au réchauffement climatique depuis 2001, et affirment que les nouvelles technologies comme l’hydrogène et le charbon propre pourront aider à lutter contre le réchauffement climatique.
G.W.Bush a déclaré que le Protocole de Kyoto était trop coûteux et excluait à tort les objectifs pour les pays pauvres.
Harlan Watson a déclaré que le meeting qui aura lieu à Washington les 27 et 28 Septembre et qui rassemblera les pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre au monde, permettrait de définir des réductions à long terme des émissions. Selon lui, ce meeting contribuera au travail des Nations Unies pour décider d’un nouveau traité mondial sur le réchauffement climatique d’ici la fin de l’année 2009.
Les discussions à Vienne ont aussi pour but d’élargir le Protocole de Kyoto pour inclure tous les grands émetteurs après 2012.