Le Président des Etats-Unis G.W. Bush a dévoilé vendredi ses plans pour les discussions sur le réchauffement climatique qui auront lieu le mois prochain. Ces discussions réuniront les pays les plus pollueurs du monde afin de trouver un accord sur la réduction des gaz à effet de serre.
Alors qu’on le presse à prendre des actions plus dures contre le réchauffement climatique, G.W. Bush a invité l’Union Européenne, les Nations Unies et 11 pays industriels et en développement au meeting qui aura lieu les 27 et 28 Septembre à Washington, pour travailler à un objectif de long terme pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
G.W. Bush honore ainsi sa promesse faite en mai d’organiser une série de conférences avec des forces économiques, responsables de la production de la plupart des gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique.
Les Etats-Unis sont le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre dans le monde, et sont aussi les seuls membres du G8 qui n’aient pas signé le Protocole de Kyoto, le plan des Nations Unies pour réduire les gaz à effet de serre.
Certains écologistes ont exprimé leur scepticisme à propos de la conférence, la considérant comme une tentative pour détourner l’attention de la communauté internationale des efforts des Nations Unies et pour échapper aux appels internationaux pour des limites plus strictes aux Etats-Unis sur les émissions de gaz à effet de serre.
“Ces dernières années, la science a approfondi notre compréhension du réchauffement climatique et nous a donné de nouveaux moyens pour s’y confronter » a déclaré G.W. Bush dans sa lettre d’invitation à son meeting.
Il a insisté sur le fait que les Etats-Unis « étaient déterminées à collaborer avec les grandes économies » sur un nouveau réseau mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Mais un responsable des Etats-Unis a déclaré que l’administration s’oppose toujours à des réductions obligatoires des émissions. De nombreux experts climatiques pensent que sans des objectifs contraignants pour les Etats-Unis, les chances de progrès significatifs sont très réduites.
G.W. Bush s’est mis d’accord avec les leaders du G8 de faire des réductions substantielles mais non spécifiées des émissions de gaz à effet de serre et de négocier un nouveau pacte sur le réchauffement climatique qui étendrait le Protocole de Kyoto après son expiration en 2012.
Mais G.W Bush a refusé de signer des objectifs chiffrés, insistant sur la fait que cela affecterait les entreprises américaines tant que les pays en développement comme l’Inde ou la Chine resterait à part du Protocole de Kyoto.
La Chine, l’Inde, le Japon, le Canada, le Brésil, la Corée du sud, le Mexique, la Russie, l’Australie, l’Indonésie, et l’Afrique du Sud sont les pays invités à la Conférence. G.W. Bush a aussi invité les représentants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Angleterre.
La Secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice animera le meeting, et les responsables des Etats-Unis déclarent qu’ils sont certains que tous les invités seront présents.
Les discussions auront lieu trois jours après un sommet des Nations Unies à New York sur le réchauffement climatique.
La Maison Blanche a déclaré que le meeting du 27 et 28 Septembre était fait pour compléter et non voler la vedette aux initiatives internationales en cours.
G.W. Bush a bloqué les efforts de l’Allemagne lors du sommet du G8 pour sécuriser l’accord sur une réduction de 50% d’ici 2050 des gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990.