La « guerre » du Pôle nord pour le contrôle des ressources de l'Arctique, le pétrole et le gaz, a commencé. Ainsi, la Russie a lancé une expédition au pôle nord, à quelques 4.000 mètres sous le niveau de la mer, sous la banquise Arctique, pour mettre la main sur les richesses de l’Arctique et surtout de son pétrole.
L’objectif pour la Russie est de démontrer que des zones géographiques du plancher de l'océan Arctique sont en fait dans le prolongement de son plateau continental, ce qui permettrait à la Russie d’agrandir ses limites territoriales et de gagner plus d'un million de km2, mais surtout, et c’est là l’enjeu principal, surtout jusqu'à 10 milliards de tonnes d'hydrocarbures, pétroles et gaz.
C’est en fait l'article 76 de la convention de l'ONU de 1982 sur le droit maritime qui permet à un pays d'étendre sa souveraineté jusqu'au bord externe de son plateau continental, au-delà de la limite de 370 kilomètres.
Deux bathyscaphes russes ont ainsi plongés depuis le navire scientifique Akademik-Fedorov, le jeudi 2 août près du pôle Nord, déposant, à 4261 mètres sous la banquise Arctique, une capsule avec le drapeau russe, ce qui est une première mondiale. La Russie veut ainsi s’assurer la propriété des réserves d'hydrocarbures colossales qui se trouvent sous cette partie des océans, et qui, avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces sera de plus en plus accessible en vue d’une exploitation industrielle.
Mais la Russie n’est pas la seule à revendiquer le pôle nord et ses réserves d'hydrocarbures qui pourraient représenter l'équivalent de celles du Golfe Persique. En effet, les Etats-Unis, le Canada, la Norvège et le Danemark sont également en course pour obtenir une reconnaissance de leur souveraineté sur une partie de ces fonds sous-marins.
Pour exemple, le Canada revendique 1,75 million de km2 des fonds arctiques. Le pays a décidé d'investir 7,4 milliards de dollars dans une nouvelle flotte pour « défendre sa souveraineté sur l'Arctique », selon le premier ministre, Stephen Harper. Le Premier ministre Stephen Harper avait annoncé qu’il allait augmenter la présence militaire canadienne dans l’Arctique afin d’assurer la souveraineté sur ce territoire, que les États-Unis estiment être un territoire international. De six à huit navires canadiens assureront une surveillance sur le passage du nord-ouest (Passage Northwest), zone qui comporte environ 25% des réserves de pétrole et gaz non exploitées de la planète.
Après avoir annoncé son plan, M. Harper avait déclaré qu’il savait très bien que d’autres pays avaient des vues sur les ressources présentent en Arctique et disputaient la souveraineté du Canada sur ces dites ressources. Ces pays ne d’ailleurs pas seulement des ennemis du Canada mais aussi des pays alliés. Lire notre article sur ce sujet.