La plus grande centrale nucléaire du monde pourrait être fermée pendant plus d’un an afin de pouvoir faire des vérifications après qu’un tremblement de terre au Japon a provoqué des fuites de radiations. Depuis lors on spécule beaucoup sur les pénuries potentielles d’électricité. Par ailleurs les inquiétudes ont été ravivées à propos de la sûreté des industries dans le pays.
Les craintes concernant la sureté des centrales nucléaires du Japon ont été ravivées par les fuites de radiation provenant de la centrale nucléaire de la compagnie Tokyo Electric Power Co.'s (TEPCO), qui se trouve dans la ville de Kashiwazaki, au nord ouest du Japon, et qui a été fortement touchée par un tremblement de terre d’une magnitude de 6.8 sur l’échelle de Richter lundi.
« Il n’est pas besoin de le dire, garantir la sécurité des individus est d’une importance extrème » a déclaré le Premier Ministre Shinzo Abe.
Les autorités ont déjà déclaré que la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, fermée depuis le tremblement de terre, ne pouvait pas être réouverte avant que la sécurité ne soit assurée.
Le gouvernement du Japon pourrait bien demander à TEPCO de garder sa centrale nucléaire fermée pour plus d’un an, d’après le journal d’entreprise japonais, Nikkei. Cette annonce suscite des interrogations à propos d’une pénurie potentielle d’électricité pendant l’été, lorsque la demande d’énergie sera à son apogée.
La fermeture de cette centrale nucléaire, l’une des plus importantes du Japon, pourrait être beaucoup plus longue si la centrale –longtemps critiquée par les activistes anti-nucléaires comme étant non sécurisée- a besoin d’être renforcée, d’après le journal nippon.
L’industrie du nucléaire du Japon a été ternie récemment par la médiatisation d’accidents et des rapports concernant une sécurité amoindrie.
L’accumulation de mauvaises nouvelles cette semaine, y compris le fait que TEPCO a admis que le volume de radiation dans l’eau qui s’est écoulé dans l’océan était plus important que ce qui avait été d’abord estimé, n’a rien fait pour calmer les craintes et les inquiétudes.
Le porte-parole de TEPCO, Jun Oshima, a déclaré que la compagnie ne pouvait pas dire avec certitude quand elle pourrait rouvrir la centrale nucléaire. « La priorité est de pouvoir être capable de dire si la centrale est sécurisée » a-t-il déclaré.
L’agence japonaise s’occupant de la régulation du nucléaire, l’Agence pour la Sécurité Industrielle et Nucléaire, a aussi refusé de dire quand la centrale nucléaire pourrait rouvrir.
TEPCO va devoir faire face à des millions de dollars de coûts imprévus. Ses actions ont d’ailleurs chuté de plus de 5% mardi.
TEPCO a déclaré que le tremblement de terre était plus fort que la centrale, dont le premier réacteur, conçu il y a plus de vingt ans, avait été conçu pour résister à de telles secousses.
La compagnie a déclaré qu’elle assumait totalement sa responsabilité pour la faille (géologique) qui a provoqué le tremblement de terre de cette semaine, cette faille ayant été découverte il y a trente ans lorsque la centrale avait été construite. La faille n’avait pas suscité beaucoup d’inquiétudes jusque là parce qu’on ne pensait pas qu’elle pouvait engendrer un tel tremblement de terre.
TEPCO alimente en électricité toute la zone de Tokyo, capitale d Japon, où on prévoit une demande de 68 million de kilowatts d’électricité pour cet été.
La fermeture de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa prive TEPCO d’environ 8.2 millions de kilowatts d’électricité.
TEPCO a demandé à six autres compagnies de l’aider à remplacer la production perdue.