La proposition de directive définissant un cadre pour la protection des sols de la Commission va faire l’objet des débats du comité environnement du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne respectivement les 16 et 19 juillet.
En Europe, selon France Nature Environnement presque 50 % des sols sont gravement touchés par la contamination, l’érosion, le tassement, l’urbanisation massive ou encore la désertification (péninsule ibérique). D’après France Nature Environnement, cette crise n’épargne pas la France : 4 millions d’hectares (sur 56 millions) sont aujourd’hui touchés par l’érosion ; 60 000 hectares sont urbanisés chaque année, soit un département tous les 10 ans, alors que 75 millions de français attendront que l’agriculture pourvoient à leur alimentation en 2025.
C’est dans ce contexte marqué par l’urgence écologique que nos représentants à l’Union européenne auront à débattre les 16 et 19 juillet prochain du projet de directive définissant un cadre pour la protection des sols proposé par la Commission européenne.
La fédération France Nature Environnement (FNE), qui regroupe 3 000 associations sur l’ensemble du territoire français, accueille favorablement le principe d’une directive cadre pour la préservation de cette ressource précieuse qu’est le sol.
Malheureusement, France Nature Environnement ne peut que souligner la faiblesse du texte actuellement discuté. Celui-ci n’affirme pas clairement les principes de base devant guider la politique de l’Union européenne et de ses membres en matière de sols. La proposition de la Commission ne contient pas plus d’objectifs à atteindre sur le long terme et laisse ainsi planer sur cette directive fondamentale une imprécision regrettable.
Pour France Nature Environnement, il serait fâcheux que le législateur communautaire passe à côté de cette formidable occasion d’affirmer des principes forts pour protéger une ressource non renouvelable et essentielle, dont la préservation est un élément clé pour faire face aux grandes problématiques environnementales actuelles et futures : ressource en eau, changement climatique, biodiversité, ressource alimentaire.
France Nature Environnement demande donc aux représentants français qui participeront aux discussions sur ce texte de défendre une directive ambitieuse, en prenant en compte les propositions qu’elle a formulées jusqu’ici. L’intégration de celles-ci est un minimum indispensable pour redonner à la directive toute l’envergure qu’elle nécessite, ajoute France Nature Environnement.